Il y a quelques mois, j'en suis venu à me poser la question : qu'est-ce qui me rend si heureux (je caricature, je ne vais pas vous pondre un pavé !). Le questionnement fut très intéressant, car toute la réponse n'était pas évidente à première vue.
Ainsi [sur le plan matériel], le fait d'enfin disposer du vélomobile de mes rêves en faisait partie (je peux rajouter, le fait d'enfin recevoir mon nouveau Brompton !), mais le fait d'en profiter à la campagne compte énormément aussi !
Dans mes correspondances avec mes amis (...bon d'accord, avec une amie en particulier qui fait «le tour du monde»), j'insistais sur les beaux paysages auxquels j'ai le droit quand je fais du vélo par chez moi. Mais ce n'est seulement qu'en repensant à cette correspondance que j'ai pris conscience de cette réalité.
Car ce plaisir quasi-quotidien, j'avais fini par le sous-estimer tant il était banal. Et moi qui suis prolifique en photos, je n'en avais jamais pris une seule !!
Au départ, c'est pour une blogueuse dont je suis fan que je me suis ouvert un compte instagram. Mais comme je me suis retrouvé d'emblée avec une poignée de followers, je trouvais dommage de ne pas l'alimenter....Alors j'ai eu cette idée :
https://twitter.com/RValiasRV/status/562576912028274688
Du coup je prends régulièrement des photos de ce que je vois, le paysage, mais aussi des situations insolites. Alors comme souvent, c'est TRÈS loin de rendre ce que l'on vit, ce que l'on ressent, mais c'est tout de même un bon aperçu !
Mon compte Instagram.
vendredi 15 mai 2015
lundi 20 avril 2015
De la discrimination positive dans les modes doux.
Jusqu'il y a quelques années, la discrimination positive, c'était quelque chose que je voyais à la télé, dans les débats, et c'est tout. Et puis j'ai eu un Twizy, un vélomobile , et pire, une monoroue électrique. Là le regard que portait les autres sur moi. Complètement changé.
Pour le passage de l'Impreza au Twizy, ça allait encore. L'Impreza était déjà atypique, ne serait-ce pas sa capacité de passer inaperçu (c'était un break) et attirer le regard des connaisseurs (c'était une Impreza). Avec le Twizy, le simple fait que cela reste un véhicule limite les possibilités d'interaction (effet bulle de l'automobile). Peut-être que le fait qu'il apparaît moche pour certains joue aussi.
En ce qui concerne le passage du vélo droit au vélomobile, j'étais carrément choqué. Et le mot n'est pas suffisamment fort. Même activité, mêmes parcours, mêmes distances, réactions suscitées totalement différentes. Comment l'interpréter ? Certes, il y a l'effet de surprise, d'inattendu, de nouveauté, mais encore ? Est-ce une forme d'hypocrisie ? Pour faire du vélo pas comme les autres, j'ai le droit à une forme de reconnaissance, mais pour faire du vélo tout court, je n'ai le droit à rien, à un statut similaire à celui de l'automobiliste qui lui se trouve dans son sytème naturel et donc qui n'a aucun mérite.
Ce n'est pas pour autant que je n'apprécie pas la chose. avec l'habitude (1000km par mois), c'est devenu très agréable, des «rayons de soleil supplémentaires», et surtout...surtout...cela me prouve que tous les automobilistes ne sont pas des chauffards, loin de là. À la grosse louche, je dénombre un minimum d'une réaction positive tous les 10 véhicules (ce qui est beaucoup...même dans les campagnes désertes par chez moi), contre 1 ou 2 «réactions désagréables» par sortie (du klaxon disant «mais qu'est-ce que tu fais sur la route, vélo ?» aux comportements pouvant me mettre en danger comme un non-respect de distance de sécurité).
Cela semble en tout cas être le ratio parfait, confortant le vélomobile comme étant le vélo idéal de l'interurbain : en revenant d'une sortie, vis-à-vis des automobilistes j'ai plus envie de retenir ceux qui m'ont fait une attention positive que ceux qui m'ont fait des crasses. En vélo droit, c'était plus dur d'oublier la demi-douzaine de chauffards (sur un parcours deux fois plus court voire davantage), même en me disant que ce sont 5 «[...]» parmi des centaines de véhicules croisés...
Quelque part, ces derniers ont l'honnêteté de ne pas faire de traitement de faveur, ils sont à ce titre à mes yeux plus cohérents que les sportifs (parfois des cyclistes !) qui dans la vie de tous les jours roulent en diesel (je veux bien que tout faire à vélo reste marginal, mais de là à rouler en diesel ???). Aussi j'envisage peut-être de faire une liste de «remerciements» exhaustive de ces derniers que je croiserais. Ça se passera ici, en commentaires de ce poste (modèle, couleur du véhicule et peut-être l'immatriculation, le jour de la «rencontre»).
Ce n'est pas pour autant que je n'apprécie pas la chose. avec l'habitude (1000km par mois), c'est devenu très agréable, des «rayons de soleil supplémentaires», et surtout...surtout...cela me prouve que tous les automobilistes ne sont pas des chauffards, loin de là. À la grosse louche, je dénombre un minimum d'une réaction positive tous les 10 véhicules (ce qui est beaucoup...même dans les campagnes désertes par chez moi), contre 1 ou 2 «réactions désagréables» par sortie (du klaxon disant «mais qu'est-ce que tu fais sur la route, vélo ?» aux comportements pouvant me mettre en danger comme un non-respect de distance de sécurité).
Cela semble en tout cas être le ratio parfait, confortant le vélomobile comme étant le vélo idéal de l'interurbain : en revenant d'une sortie, vis-à-vis des automobilistes j'ai plus envie de retenir ceux qui m'ont fait une attention positive que ceux qui m'ont fait des crasses. En vélo droit, c'était plus dur d'oublier la demi-douzaine de chauffards (sur un parcours deux fois plus court voire davantage), même en me disant que ce sont 5 «[...]» parmi des centaines de véhicules croisés...
Quelque part, ces derniers ont l'honnêteté de ne pas faire de traitement de faveur, ils sont à ce titre à mes yeux plus cohérents que les sportifs (parfois des cyclistes !) qui dans la vie de tous les jours roulent en diesel (je veux bien que tout faire à vélo reste marginal, mais de là à rouler en diesel ???). Aussi j'envisage peut-être de faire une liste de «remerciements» exhaustive de ces derniers que je croiserais. Ça se passera ici, en commentaires de ce poste (modèle, couleur du véhicule et peut-être l'immatriculation, le jour de la «rencontre»).
lundi 13 avril 2015
Mes expériences des 100km
Je me souviens de ce numéro de Roue Libre, où l’invité du jour disait «tout le monde peut faire 100km en une journée [à vélo]». C’était une affirmation que j’avais pu vérifier par moi-même…mais que très vaguement.
Qu’entend-t-on par «faire 100km en une journée à vélo» ? Cela m’était arrivé à plusieurs reprises, mais dans des contextes différents :
-Ma plus grande distance parcourue en une fois : 107km sur mon Brompton, lors d’un retour en «vélotaf intégral» avec un malencontreux détours vers Lizy sur Ourcq et ses affreux dénivelés.
-Mon record de distance en vélotaf (en parcours régulier): 2×70km…avec mon premier vélomobile. Je parle bien sûr du temps où j’avais déposé l’assistance, car avec cette dernière je pouvais faire cela tous les jours de la semaine (contre 3 fois par semaine sans).
-Mon record de distance absolu en un journée : 180km…au 24h Vélib’. J’enfourchais un vélib, qui a surtout le défaut de ne pas être à ma taille. Le poids et les vitesses étaient des facteurs secondaire, la course se déroulait sur le plat sur une boucle de 600m.
-Mon record de distance en «entrainement» (faute de meilleurs terme pour désigner mes sorties pluri-hebdomadaires qui me font office d’activité physique de maintient de forme) : 130km (bouclés en 5h, soit ma meilleur vitesse moyenne sur les exemples cités ici).
Après avoir cité mes réalisations passées les plus représentatives, voyons ce dont je me sens capable aujourd’hui. Précisions que je table davantage sur mon vélomobile que sur mes vélos droits, car il est bien plus facile d’aller loin avec un vélo couché.
Depuis que je suis à mon compte et que j’ai un Quest, mon objectif hebdomadaire est définitivement au dessus des 300km (soit minimum 50km de plus qu’auparavant). Le tout par des sorties de 70km minimum, distances rendues possibles par mon gain en vitesse moyenne (créneaux de 3h max).
Aujourd’hui je fais même du 80km, alors je me dit qu’il ne manque vraiment plus grand chose pour atteindre les 100km, ce chiffre rond si symbolique…J’étais parti pour m’organiser cela une fois par mois, mais le parcours que j’ai trouvé pour le faire est si superbe que j’aimerais le faire plus souvent.
![]() |
| Ma vraie motivation pour dépasser les 100km par sortie ? Pouvoir prétendre me rendre en Champagne Ardennes par mes propres muscles, et faire de Montmirail une destination habituelle. |
Je n’ai donc plus peur d’affronter mes limites, et je les connais bien mieux désormais. Elles se manifestent à partir de 80km : c’est à la fois le déficit d’énergie disponible qui limite drastiquement ma puissance continue voire ma puissance max, et de fortes douleurs sous la voute plantaire (qui elles aussi bizarrement, limitent ma puissance maximale). C’est d’ailleurs grâce à cet exercice récent que j’ai compris l’origine d’une étrange difformité de ma voute plantaire que je constatais par moment : c’est une ampoule !
Par contre, je distingue bien ici déficit d’énergie et fatigue. Cette dernière me semble limitée par rapport à mes précédents exercices d’extension de parcours. Je me sens plus proche de «ratés» d’un moteur thermique que d’un fonctionnement au ralenti d’un moteur électrique alimenté par une batterie faiblissante. La fatigue ne vient que bien plus tard dans la journée, et semble d’ailleurs de moins en moins intense avec l’habitude.
Précision amusante : je ne ressens jamais ces impressions sur ma boucle de «80km» (qui fait en réalité 82,5km), bien que ces effets apparaissent bien autour de 80km : c’est une différence de profils (altimétrique notamment) de ces deux parcours qui explique cela.
Inutile de vous dire que mon prochain objectif est clair : faire de ma boucle de 100km ma boucle «normale», et donc pouvoir la faire en moins de 200min. Aujourd’hui, j’ai fait de nouveau la boucle en tenant compte de mes deux difficultés : j’ai mangé avant ma sortie, et ai pédalé «plus rond». Le résultat a été appréciable, pas de différence de fatigue par rapport à ma boucle habituelle. Mais est-ce reproductible ? Réponse d’ici vendredi !
mercredi 29 octobre 2014
Ma contribution à l'Asexual Awareness Week ?
Mais tout d'abord, qu'est-ce que l'Asexual Awarness Week ? En deux mot, c'est une semaine dans l'année (dernière semaine d'octobre) durant laquelle sont invités ceux qui connaissent l'asexualité à en parler autour d'eux.
Cette année, j'ai choisi la solution de facilité : la réutilisation d'un travail déjà fait.
Je vous propose donc mon passage à l'emission A'live mardi dernier, qui traitait entre autres d'asexualité.
«Entre autres» car on a beaucoup parlé de la place du sexe dans notre société et dans les média, et d'abstinence, ce que l'asexualité n'est pas.
J'en profite pour préciser qu'en m'invitant, je ne représentais qu'un parcours, qu'un vécu particulier d'asexuel, car nous avons tous des histoires différentes, des sensibilités différentes, et qu'il aurait été intéressant que nous soyons au moins deux asexuel en plateau pour le montrer.
Cette année, j'ai choisi la solution de facilité : la réutilisation d'un travail déjà fait.
Je vous propose donc mon passage à l'emission A'live mardi dernier, qui traitait entre autres d'asexualité.
«Entre autres» car on a beaucoup parlé de la place du sexe dans notre société et dans les média, et d'abstinence, ce que l'asexualité n'est pas.
J'en profite pour préciser qu'en m'invitant, je ne représentais qu'un parcours, qu'un vécu particulier d'asexuel, car nous avons tous des histoires différentes, des sensibilités différentes, et qu'il aurait été intéressant que nous soyons au moins deux asexuel en plateau pour le montrer.
samedi 11 octobre 2014
Le Coming Out asexuel
C'est la question que l'on se pose inévitablement lorsque l'on fait partie d'une minorité de sexe et de genre : doit-on l'annoncer à son entourage ? À tout le monde ?
J'ai longtemps cru que la question était binaire, mais je connaissais encore mal le sujet. Aujourd'hui, je ne raisonne plus en me disant «Dois-je le dire à untel ? À unetelle ?», et ce même si le sujet me tient particulièrement à cœur.
Un avant/après ou un «pendant» ?
Il m'aura fallu du temps pour comprendre l'assertion d'Henrik Anttonnen, dans le premier épisode de «A Life Podcast» : «Je ne fais pas de coming out [parce ce que] je suis «out». Subtil ? Pas spécialement. L'idée du «coming out the closet», plus couramment appelé «coming out» sous entend que l'on passe par une étape où l'on s'affiche en plein jour, et donc que l'on se cache avant. Ce qui veut dire qu'il est logique de ne pas faire de coming out si l'on a jamais été dans le placard.
L'image est bien belle, mais peut-être trop abstraite pour celles et ceux qui découvre le sujet. Concentrons-nous sur le coming out asexuel. Mise en situation simple : un détail sur vous, le genre de détails qui vous fait sortir de la sacro-sainte-norme, et interpelle votre interlocuteur. Celui-ci vous questionne à ce sujet (par exemple) : «mais pourquoi es-tu célibataire ?» (les célibataires ont beau être nombreux de par le monde, ils sont tout de même à l'écart de la norme «sociale», et sont donc par définition suspects). Si la question est insérée dans un flux de conversation courante, ou posée sans insistance, la réponse importe peu (car il y a tant de raison d'être/de rester célibataire....). Si votre interlocuteur a fait basculé la conversation «en mode tribunal» avec cette question, et qu'à un moment ou un autre (car ça peut ne pas être le cas), votre asexualité peut justifier le fait que vous soyez célibataire, vous avez deux options :
-Esquiver ce point de détail, l'enfouir, inventer une autre histoire...vous êtes «in». Vous considérez que c'est un sujet d'ordre privé, et que n'importe qui n'a pas à savoir votre orientation sexuelle. Ou tout simplement la situation ne s'y prête pas (milieu professionnel, interlocuteurs «hostiles», peu tolérants ce qui s'écarte un tant soit peu de l’hétéro-normativité, etc..). Autre cas de figure : vous n'avez pas la motivation, la patience ou le temps d'expliquer quelque chose qui serait nouveau pour votre interlocuteur. Peut-être n'êtes vous pas prêt(e) tout simplement : ce n'est pas un sujet anodin que l'on déroule sur un coup de tête (sauf si vous avez la fibre d'un orateur), et puis, si vous n'êtes pas sûr d'être vous même asexuel(le), ou que vous avez découvert le sujet récemment mais qu'il vous reste plein de question à élucider, comment pourrez-vous exprimer clairement à ce sujet ?
-Vous considérez qu'il n'y a pas de détour à faire, vous avez affaire à un proche et/ou quelqu'un avec qui vous vous entendez bien, vous avez le temps et les moyens d'expliquer ce qu'est l'asexualité, alors vous êtes out. Ce n'est pas le fait que vous avez attendu qu'on vous force à cracher le morceau qui compte, mais juste votre réaction lors d'une opportunité d'aborder le sujet. Car après tout vous n'allez pas aller au devant de vos nouveaux collègues, voisins, amis, et nouvelles rencontre en leur disant «ah au fait je suis asexuel(le)». C'est juste que vous attendez l'occasion d'aborder le sujet, Sans vous dire qu'il faut tout une cérémonie solennelle avec des invités triés sur le volet pour faire savoir au monde que vous êtes asexuel(le).
Oui je sais, j'ai une vision un peu trop carrée de ce qu'est le coming out. Car dans le cadre d'une interview pour un documentaire, j'ai du faire un coming out auprès de ma famille, et c'est vraiment l'impression que ça m'a laissé. Il m'aura fallu longtemps pour réaliser que j'étais «out». Et quand bien même ils l'aurait appris autrement que par moi, qu'est-ce que cela aurait pu leur faire ? D'autant plus qu'il s'en doutaient...
S'affirmer et se justifier
Parfois le coming out se transforme en un véritable exposé fastidieux, contraignant, mais formateur quelque part.
Pourquoi fastidieux ? Parce qu'on a l'impression de démontrer l'évident. C'est peu comme prouver qu'on est un garçon ou une fille. Même si vous avez l'impression d'être très loin du «look androgyne», face à des interlocuteurs bornés il faudra argumenter, donner des exemples de situations, expliquer vos cheveux longs, etc...
Pourquoi contraignant ? Parce que vous serez sans doute amenés à évoquer des sujets délicats, que vous ne voulez pas aborder publiquement, du moins auprès d'interlocuteurs peu ouverts d'esprits. Parce que vous serez de surcroît à des questions peu pertinentes (fantasmes, masturbation....), et peut-être des «contradictions» à «justifier».
Pourquoi formateur ? Parce qu'après avoir enduré cet épreuve, vous saurez à quoi vous attendre, les erreurs à ne pas commettre, les pièges à éviter, mais vous saurez également être plus pertinent en fonction de vos interlocuteurs, aller à l'essentiel avec les uns, entrer dans les détails avec les autres.
Le coming out, pourquoi faire ?
Après toutes les épreuves que peut impliquer le coming out (ou le fait d'être «out», on peut se demander si c'est bien nécessaire [de le faire]. Comme mon article excède de beaucoup la longueur prévue initialement, je vais faire court. Le coming out doit avant tout relever d'un choix personnel, idéalement loin de toutes pressions.
Toutefois, dans notre monde pas si idéal, dans lequel l'asexualité gagnerait à être connue ne serait-ce que pour des questions de légitimité, je propose à ce qui hésitent de se lancer. Cela contribuerait à faire reconnaître l'asexualité, et rendre la question du coming out moins délicate. Au passage, cela sera plus facile après coup de partager des articles, lectures, vlog...en rapport avec l'asexualité ! Autrement, ça éveille des soupçons : «s'il poste ce genre de truc, est-ce que ça veut dire qu'il est asexuel ?».
Le coming out, pourquoi faire ?
Après toutes les épreuves que peut impliquer le coming out (ou le fait d'être «out», on peut se demander si c'est bien nécessaire [de le faire]. Comme mon article excède de beaucoup la longueur prévue initialement, je vais faire court. Le coming out doit avant tout relever d'un choix personnel, idéalement loin de toutes pressions.
Toutefois, dans notre monde pas si idéal, dans lequel l'asexualité gagnerait à être connue ne serait-ce que pour des questions de légitimité, je propose à ce qui hésitent de se lancer. Cela contribuerait à faire reconnaître l'asexualité, et rendre la question du coming out moins délicate. Au passage, cela sera plus facile après coup de partager des articles, lectures, vlog...en rapport avec l'asexualité ! Autrement, ça éveille des soupçons : «s'il poste ce genre de truc, est-ce que ça veut dire qu'il est asexuel ?».
mardi 9 septembre 2014
Rencontre du troisième Type #DéformationProfessionnelle
Vous travaillez ? Vous êtes alors susceptible de
faire une rencontre du 1er, du 2ème, 3ème ou 4ème
type.
À l’image du système de classification de Hynec, on peut définir différent
types de rencontres. Je compte sur vous pour prendre 5 minutes dans votre pause déjeuner ou une soirée «dans un cadre privé» (ie chez vous) pour commenter, agrémenter, ou améliorer cette théorie.
« zérotième type» : vous êtes concepteur de
machines à laver industrielles, le genre de machine dans laquelle on pourrait
mettre votre Twingo. Vous êtes dans ce cas de figure : aucune chance
de croiser le fruit de votre travail dans un cadre privé. Très courant dans le
B2B, quoique...dans l'absolu, c'est très difficile d'y être vraiment. Si votre boîte fabrique des vis par exemple, il y a des chances que vous y aviez été confrontés dans un cadre privé, même inconsciemment.
1er type : vous êtes magasiner dans un
hypermarché, équipier chez McDo dans une chaîne de fast-food, conseiller dans
une banque : il peut arriver que vous vous retrouviez confronté à votre
cadre de travail dans un cadre privé (se donner rendez-vous sur le parking de
l’hypermarché, entendre ses parents se plaindre de démarches administratives,
avoir un ami qui vous demande comment sont fabriqués certains appareils).
2ème type : vous n’êtes plus seulement
exposés accidentellement à votre objet de travail, vous en faites usage dans un
cadre privé (faire les courses, manger avec des amis, faire des opérations
bancaires, administratives…). Attention je ne parle pas ici des petits abus que
l’on peut s’autoriser (piquer le papier (toilette ou A4) par exemple n’en fait
pas partie, cela relève à la limite de la rencontre du premier type, indirecte,
car les fournitures de votre lieu de travail ne sont aucunement le fruit de
votre travail.
Mon boulot : je suis actuellement technicien de
maintenance SAV sur le MF-01 («le métro de la ligne 2 et de la ligne 5»). Je
travaille donc dans les ateliers de maintenance de ce dernier. Habitant dans l’Est,
et mon nouveau Brompton étant en commande, je me rends au travail par le train
jusqu’à Gare de l’Est, puis prends le métro (et donc inévitablement la ligne 5,
et donc je voyage à bord du matériel dont j’assure la maintenance…).
Ce qui me place dans le cadre de la rencontre du 3ème
type : "la «qualité» de votre boulot dépend de votre outil ou fruit de
travail dans un cadre privé (je considère que le domicile-travail relève du
privé" : À priori, vous pouvez sortir de chez vous en short, consulter vos
mails persos, écouter de la musique sans que votre patron vienne vous le
reprocher). Dans mon cas, le troisième type prend son sens par le fait qu’un
problème matériel sur une rame peut me mettre en retard au boulot…et m’empêcher
d’assurer la maintenance des autres rames dans des conditions optimales. De
même, Si en tant qu’ingénieur informaticien, la mise à jour progicielle proposé
par votre ou de votre outil de maintenance bug, cela peut rendre indisponible
votre poste de travail ou un serveur.
J’ai donc fait une rencontre du 3ème type ce
matin. À 8h, à bord la rame MF2076 (en N3, mais ça n’a pas vraiment d’importance),
à Stalingrad voie 2 (direction Bobigny), mon train a fait ce qu’on appelle
un FU (freinage d’urgence) commandé par le pilotage automatique. C’était hors
du fonctionnement normal (sortie de station, voie libre, aucune raison d’arrêter
le train donc), et ça relève du pilotage automatique, donc de ma
responsabilité. En pinaillant un peu, je pourrais me dédouaner en disant que je
n’ai pas écris le programme qui a généré cet erreur, mais dans notre boîte on a
esprit d’équipe, tous solidaires, tous responsables.
4ème type : il s’agit d’un lien du troisième
type dont vous avez indirectement eu connaissance, par une «grande publicité». Vous
êtes goûteur chez un grand producteur de produits laitiers, une erreur de
dosage rend le nouveau yaourt de votre boite impropre à la consommation, vous
êtes le premier au courant, puisque vous aviez été malade peu avant son
lancement (ce qui vous a empêché au passage de mener votre mission jusqu’au
bout…). En terme d’exemple d'impact positif (parce qu’il en faut…), en tant que vendeur
dans un Apple Store, le fait de savoir que la sortie du nouvel iPhone est
imminente peut vous mettre de bonne humeur, ainsi que vos clients d’ailleurs.
Je me pose la question de la pertinence de la distinction 3ème type-4ème type, mais comme c’est une théorie à affiner, je pourrais m’en remettre à vos propositions !
Je me pose la question de la pertinence de la distinction 3ème type-4ème type, mais comme c’est une théorie à affiner, je pourrais m’en remettre à vos propositions !
jeudi 19 juin 2014
Le vélomobile au quotidien
Et dire qu'il y a deux ans, dans ce billet, j'avais parfaitement identifié mes besoins...
Mon absence prolongé me force à faire un petit rappel : je n'ai plus de Brompton. Il a littéralement été pulvérisé par un chauffard, et je crois que je ne dois ma vie sauve qu'à ma bonne condition physique du moment et ma Chubby (ma remorque) dont mes 40kg de courses ont sans doute amorti le tout.
L'accident m'a pas mal amoché, atteint (j'ai pris jusqu'à 10kg !), et «embêté» (j'ai loupé une superbe opportunité professionnelle...), mais j'ai gardé l'essentiel : mon intégrité osseuse et musculaire, ainsi que ma motivation pour le vélo. J'en ai profité pour exacerber ma haine pour l'automobile en tant qu'instrument de mobilité au passage.
Le Brompton que j'ai perdu lors de l'accident, ce n'était plus le petit H6-L dont je parlais en novembre 2012, mais un H14-Rohloff, une pièce rare bien équipée...que l'on ne remplace pas facilement.
Si je n'ai toujours pas été indemnisé, j'ai par contre eu l'exceptionnelle chance de faire la rencontre de Leiba 052, un Leiba X-Stream équipé d'une assistance déclic éco.
Si la découverte a été délicate (lorsque vous prendrez en main pour la première fois un tricycle à direction directe vous vous en souviendrez longtemps...), à l'usage, et une fois il s'est avéré vraiment très efficace, voire trop, au bout de mes 1000km de rodage au vélo couché (qui ne fait pas travailler les mêmes muscles que le vélo droit).
C'est alors que vint la première étape : le vélotaf. Avec un tel engin, le multimodal est exclu (plus pour des questions de poids que de taille, car dans une Z2N, ça passe !). Je dois faire donc du «vélotaf intégral». Par chance, je travaille presqu'exclusivement sur un des sites qui m'est attribué, à Bobigny (dans l'Est parisien... et en face du canal de l'Ourcq s'il vous plait !). Ce qui met la distance totale à «seulement» 2×70km.
140km par jour, ce n'est à priori pas tenable tous les jours, je faisais trois jours par semaine max, en évitant les journées consécutives. Et puis, il y a eu les grèves, j'ai préféré prendre le risque de le faire tout les jours, quitte à user davantage de l'assistance, et ça passe !
Dernière étape : les courses. Le Tilt 7, remplaçant provisoire de mon malheureux Brompton ne fait pas l'affaire pour ça, il ne fait d'ailleurs pas l'affaire tout court (ce sera l'objet de mon prochain billet). Alors un soir, en rentrant, voyant que mon planning me forçait à faire les courses un samedi matin, alors que j'étais juste en sommeil, j'ai décidé de faire un détour à l'un des hyper de mon parcours. Crainte numéro 1 : pour le vélomobile (zone sûre ?). Moyennant un antivol, doublant le frein à main suffisant dans bien des usage (au boulot) par exemple, et d'une alarme à venir, cela convient tout à fait. Crainte numéro 2 : que je n'ai pas à disposition tout ce dont j'ai besoin (j'ai des besoins spécifiques, je pense au lait de soja par exemple, que j'achète en grande quantité). Là aussi ça passe ! Le vélomobile pour les courses est validé, simplifiant mon emploi du temps et rendant moins urgent le remplacement de mon Brompton.
Reste les sorties entre amis, les événements comme les conférences pour lequel ne fait pas l'affaire, car il m'obligerait à une trop grande amplitude horaire et donc quasiment pas de nuit. Je concentre le tout le weekend, et m'autorise une à deux exeptions mensuelles pour lesquelles je retourne à la trotinette, le vélib' ou le métro.
Leiba X-Stream et Brompton, le duo gagnant ?
Eh non ! Certes, ce vélomobile est génial, ou presque (il le sera vraiment quand je l'aurais doté d'un pignon). Mais conscient qu'il s'agit d'une situation temporaire, je fais tout pour obtenir le plus rapidement possible mon vrai choix de vélomobile, le Carbon Quest. Ce dernier peut prendre le train, ce qui me donnera jusqu'à 100km de vélotaf quotidien (en demi-trajet, aller ou retour, à déterminer). Si j'adore et aurais du mal à me passer de la facilité de l'X-Stream en côte, je ne pourrais jamais tout à fait l'adopter pleinement car je ne l'ai pas vraiment choisi (plus une opportunité d'attente qu'autre chose). Avec le Brompton, j'aurais toutes mes solutions de mobilité !
EDIT : le billet suivant devait porter sur le Tilt 7, mais étant presque uniquement à charge, j'abondons l'idée. Je ne peux critiquer le fait que ses développement ne conviennent que sur le plat ou qu'il dispose d'une «selle rechargeable», car je l'ai fait en connaissance de cause. En revanche, j'ai peu gouté à l'incompatibilité avec le NuVinci !
Mon absence prolongé me force à faire un petit rappel : je n'ai plus de Brompton. Il a littéralement été pulvérisé par un chauffard, et je crois que je ne dois ma vie sauve qu'à ma bonne condition physique du moment et ma Chubby (ma remorque) dont mes 40kg de courses ont sans doute amorti le tout.
L'accident m'a pas mal amoché, atteint (j'ai pris jusqu'à 10kg !), et «embêté» (j'ai loupé une superbe opportunité professionnelle...), mais j'ai gardé l'essentiel : mon intégrité osseuse et musculaire, ainsi que ma motivation pour le vélo. J'en ai profité pour exacerber ma haine pour l'automobile en tant qu'instrument de mobilité au passage.
Le Brompton que j'ai perdu lors de l'accident, ce n'était plus le petit H6-L dont je parlais en novembre 2012, mais un H14-Rohloff, une pièce rare bien équipée...que l'on ne remplace pas facilement.
Si je n'ai toujours pas été indemnisé, j'ai par contre eu l'exceptionnelle chance de faire la rencontre de Leiba 052, un Leiba X-Stream équipé d'une assistance déclic éco.
Si la découverte a été délicate (lorsque vous prendrez en main pour la première fois un tricycle à direction directe vous vous en souviendrez longtemps...), à l'usage, et une fois il s'est avéré vraiment très efficace, voire trop, au bout de mes 1000km de rodage au vélo couché (qui ne fait pas travailler les mêmes muscles que le vélo droit).
C'est alors que vint la première étape : le vélotaf. Avec un tel engin, le multimodal est exclu (plus pour des questions de poids que de taille, car dans une Z2N, ça passe !). Je dois faire donc du «vélotaf intégral». Par chance, je travaille presqu'exclusivement sur un des sites qui m'est attribué, à Bobigny (dans l'Est parisien... et en face du canal de l'Ourcq s'il vous plait !). Ce qui met la distance totale à «seulement» 2×70km.
140km par jour, ce n'est à priori pas tenable tous les jours, je faisais trois jours par semaine max, en évitant les journées consécutives. Et puis, il y a eu les grèves, j'ai préféré prendre le risque de le faire tout les jours, quitte à user davantage de l'assistance, et ça passe !
Dernière étape : les courses. Le Tilt 7, remplaçant provisoire de mon malheureux Brompton ne fait pas l'affaire pour ça, il ne fait d'ailleurs pas l'affaire tout court (ce sera l'objet de mon prochain billet). Alors un soir, en rentrant, voyant que mon planning me forçait à faire les courses un samedi matin, alors que j'étais juste en sommeil, j'ai décidé de faire un détour à l'un des hyper de mon parcours. Crainte numéro 1 : pour le vélomobile (zone sûre ?). Moyennant un antivol, doublant le frein à main suffisant dans bien des usage (au boulot) par exemple, et d'une alarme à venir, cela convient tout à fait. Crainte numéro 2 : que je n'ai pas à disposition tout ce dont j'ai besoin (j'ai des besoins spécifiques, je pense au lait de soja par exemple, que j'achète en grande quantité). Là aussi ça passe ! Le vélomobile pour les courses est validé, simplifiant mon emploi du temps et rendant moins urgent le remplacement de mon Brompton.
Reste les sorties entre amis, les événements comme les conférences pour lequel ne fait pas l'affaire, car il m'obligerait à une trop grande amplitude horaire et donc quasiment pas de nuit. Je concentre le tout le weekend, et m'autorise une à deux exeptions mensuelles pour lesquelles je retourne à la trotinette, le vélib' ou le métro.
Leiba X-Stream et Brompton, le duo gagnant ?
Eh non ! Certes, ce vélomobile est génial, ou presque (il le sera vraiment quand je l'aurais doté d'un pignon). Mais conscient qu'il s'agit d'une situation temporaire, je fais tout pour obtenir le plus rapidement possible mon vrai choix de vélomobile, le Carbon Quest. Ce dernier peut prendre le train, ce qui me donnera jusqu'à 100km de vélotaf quotidien (en demi-trajet, aller ou retour, à déterminer). Si j'adore et aurais du mal à me passer de la facilité de l'X-Stream en côte, je ne pourrais jamais tout à fait l'adopter pleinement car je ne l'ai pas vraiment choisi (plus une opportunité d'attente qu'autre chose). Avec le Brompton, j'aurais toutes mes solutions de mobilité !
EDIT : le billet suivant devait porter sur le Tilt 7, mais étant presque uniquement à charge, j'abondons l'idée. Je ne peux critiquer le fait que ses développement ne conviennent que sur le plat ou qu'il dispose d'une «selle rechargeable», car je l'ai fait en connaissance de cause. En revanche, j'ai peu gouté à l'incompatibilité avec le NuVinci !
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