vendredi 11 décembre 2020

La religion, un mal nécessaire ?

Avant propos après le vrai avant-propos


Cet article est très, très en dessous de ce que j’avais ambitionné au départ, j’ai juste pris conscience que non seulement ce que j’avais prévu pourrais presque constituer un essai, mais en plus que le travail de documentation associé est abyssalement plus colossale que ce que j’avais anticipé. Mais plutôt que d’abandonner complètement, comme vous saviez maintenant que je travaille dessus, que vous vous attendez à sa sortie et que je me suis engagé sur des délais irréalistes, je préfère vous livrer cette version «exploratoire» plutôt que de ne rien faire du tout. Si un coup de folie me prend dans les semaines, mois, ou années à venir, j’en ferais peut-être la version que j’avais imaginée, ou plus probablement, vu la matière qu’il y a derrière, quelque chose de plus attirant sur la forme comme une conférence (ou folie supplémentaire, une série de vidéos YouTube ?).



 La religion en déclin ?


On entend souvent dire que la religion est en déclin dans le monde…Mais est-ce vraiment le cas ? J’avais mis la mains il y a quelques années sur le rapport d’un expert dans le domaine, mais ce dernier faisant partie d’une grande organisation humaniste, son rapport était beaucoup trop optimiste à mes yeux. Pourtant, c’est d’une logique implacable : le fait que les jeunes sont de moins en moins «croyant» entretien cette logique de déclin de la religion. Et j’ai vérifié, ce n’est pas qu’une impression, c’est le résultat de l’étude d’une institution reconnue dans le domaine, à savoir le Pew Research Center. Ce déclin va encore plus vite lorsque l’on regarde en particulier les descendants de personnes immigrées, et c’est là que l’on entre dans la case des «bémols» face à ce constat. Je ne retrouve plus l’article en question, mais ce que j’ai compris en le lisant, c’est qu’il s’appuyait sur cet autre rapport,  plus récent, qui dit exactement le contraire.


Voir aussi Religions et démographie en France Des évolutions contrastées d’Alfred Dittgen.


Bref, si vous aussi vous aviez une vision d’un futur sans religion, bah disons ce n’est pas pour tout de suite.



Toustes croyant·e·s.


Mais d’ailleurs, est-ce raisonnable d’aspirer à un monde sans religion ? Je vois deux raisons de modérer vos attentes à ce sujet. 


Tout d’abord, l’envie d’imaginer un monde sans religion semble entretenir un lien très fort avec le souhait d’envisager un monde futur débarrassé de toute croyances. Ce qui est impossible. Mais complètement impossible, pas juste un peu. Nous fonctionnons complètement à partir de croyances, ne serait-ce déjà dans notre vie quotidienne. Au départ, j’avais une autre approche en tête pour le paragraphe à venir. Mais creuser les sources pour cette approches m’aurait demandé trop de temps pour tenir mes délais. Aussi je vais prendre une approche un chouia moins pertinente mais qui éclaire bien le sujet : la croyance est notre seul mode de connaissance vu que la Vérité est inaccessible. Dans notre quotidien par exemple nous basons sur des croyances empiriques. le fait de traverser au feu rouge ou en dehors des clous parce que l’on croit que l’on ne va pas se faire renverser, on ne le sait pas comme le montre une bonne partie des centaines de piétons qui meurent chaque année.

De manière générale, toutes les connaissances que l’on pense avoir sur le monde sont des croyances. D’une part car il est impossible d’avoir un accès direct au monde, nous interagissons avec ce dernier par nos sens ou des outils, et d’autre part car les connaissances [nouvelles…ou pas] que l’on construit sur le monde s’appuient sur un corpus de savoir que nous n’avons pas les moyens (temps, ressources, ou même simplement motivation) de vérifier «directement». En poussant le raisonnement jusqu’au bout, même la science dont les résultats et les applications semblent constituer une preuve indiscutable de sa véracité montre ses limites pour écarter des scénarios que l’on jugerait complètement fous sur la réalité du monde. 


Après peut-être que l’espoir est de se débarrasser des croyances irrationnelles. Dans l’exemple précédent, un piéton français aura dans le pire des cas une chance sur un million de subir un accident. Sans rentrer dans le débat de savoir si cela reste une probabilité élevée compte-tenu de la valeur de la vie, je pense que l’espoir se porte plutôt sur la fin des croyances irrationnelles. Après tout, l’éducation a fortement progressé dans le monde, y compris dans les pays en développement, ces derniers ayant au passage souvent un taux de religiosité plus élevé que les pays dits «riches»

Là aussi il y a plusieurs éléments qui nous obligent à modérer nos attentes. Déjà, ces croyances irrationnelles n’ont jamais disparu……..Je suis même tenté de penser que les pensées irrationnelles ont tendances à progresser dans les contextes économiques et/ou sanitaires difficiles (et vu que nous somme en plein dedans pour l’un ou pour l’autre...).

Plus étonnant encore, beaucoup de ces croyances et pratiques (médecine traditionnelle chinoise, et même terre plate) sont en fait des croyances récentes ! Pour la terre plate, le sujet est un peu compliqué…mais vraiment passionnant ! L’histoire d’une «bonne idée» qui a mal tournée, j’ai envie de prendre le temps de vous raconter cela un jour. Pour ce qu’il faut savoir pour le moment, c’est que le mouvement platiste actuel date de la fin du XIXème siècle.


Sélection naturelle (point de vue des croyant·e·s)


Avant d’entrer dans le magnifique cas des conditions particulières offertes par la pandémie, on peut se poser une question toute simple : pourquoi ne se dirige-ton pas vers moins de religion, vu que celle-ci ne semble plus adaptée au monde d’aujourd’hui, voire semble être un fardeau ? Si l’on adopte une lecture évolutionniste, on pourrait se dire en effet que la religion nuit à notre «fitness».


Les exemples et illustrations ne manquent pas, mais pour des raisons pratiques, je garde l’exhaustivité ou même la représentativité pour plus tard, et me limite aujourd’hui à un exemple qui m’est littéralement tombé sous la main. Pour cet exemple dans l’exemple, on va parler des liens qu’entretien les communautés croyantes avec d’autres communauté sous-tendues par des croyances irrationnelles. Comme on est dans le chapitre «Sélection naturelle» (et pas «une porte ouverte sur bien pire» ou quelque chose dans le genre*), je donne ici l’exemple où c’est la commuante religieuse qui est victime d’abus. Un exemple bien connu est celui des MLM, qui au États-Unis propose un discours de recrutement très adapté aux communauté catholique


À l’image de celui qui sévit particulièrement en ce moment, nous sommes toustes très sensibles à de nombreux pathogènes, certains d’entre eux très mortelle à l’échelle de la population. Pourtant, nous sommes toujours là. Et bien la religion, j’ai envie de dire que c’est pareil. Peut-être que cela nuit à notre société, mais clairement, pas suffisamment pour qu’elle est entièrement raison de nous ou qu’il nous soit nécessaire de s’en débarrasser complètement. D’ailleurs, c’est oublier que la religion a longtemps joué un rôle [plutôt ?] positif dans le développement des civilisations (désolé la source n’est pas terrible en terme de pertinence, mais l’idée est bien là), et qu’elle continue de jouer ponctuellement ce rôle, en créant un sentiment d’appartenance à une communauté voire en étant le contexte d’action d’ONG comme le secours catholique pour ne citer que cet exemple. On peut laisser de côté les considérations marginales (car profitant à peu de gens) comme le pouvoir qu’elle donne aux autorités religieuses ou même le bonheur et le bien être perçu par les membres de branches sectaires.


Globalement je considère que la balance actuelle reste largement négative. Mais cette question a partiellement été traitée (et ce, bien mieux que je n’aurais pu le faire) par Drew McCoy. S’ils semblent d’accord pour considérer la religion commue une entité culturelle à la fois autonome et très encrée culturellement, les expert·e·s sont comme moi d’accord sur le fait qu’elle est loin de ne présenter que des avantages, voire même qu’elle soit une nuisance nette aujourd’hui.


Exemple de la pandémie actuelle


En ce début d’année, les autorités et communautés religieuses se sont montrées particulièrement mauvaises élèves en ce qui concerne la limitation de la propagation de l’épidémie. Même si à part cette exception récente les lieux de cultes français ne semble pas avoir avoir été des lieux majeurs de contaminations, il ne faut pas oublier qu’avec les minables moyens dont on dispose (pour une puissance mondiale de ce rang) ne permettent pas non plus d’établir des clusters dans les transports en commun 


Partons malgré tout du principe que la France a été bonne élève sur ce point. Quoiqu’on pense de l’affaire du Grand Est, ce n’est pas un cas isolé, comme en témoigne une situation similaire en Corée du Sud. Si les conséquences de cette affaire sont déjà catastrophiques en soi, les propos du leader de cette église montre à quel point ce type est recommandable.


Un mots sur les «religions officielles» avant de regarder les méfaits d’autres mouvements religions qui se sont montrées bien pires en ces temps de pandémie. En Italie, le pape a poussé au maintien des communions religieuses, avec le déplacement des prêtes au domicile des fidèles, confinement oblige. Si l’on en croit le peu d’infos qu’a laissé filtré l’église du côté de ses prêtes, ce n’est pas glorieux. Loin de là


Et dire que cela s’est fait avec une certaine volonté de se plier aux mesures sanitaires envisagées à l’époque. Quand ce point n’est même plus pris en considération, voire quand la foi va trop loin, c’est forcément bien pire. Je ne pourrais pas développer ici l’exemple de l’église orthodoxe mais Thomas Westbrook a fait un travail très fouillé et très documenté (comme à son habitude) sur le sujet. 


N’évoquons pas les leaders religieux qui appellent à ne pas se mettre en quarantaine mais plutôt se rassembler pour prier...🙄De manière plus large, que dire du maintient de la pratique de la communion ? Là aussi saluons le travail d’Holy Koolaid sur les risques que cette pratique pose dans le contexte sanitaire qui est le nôtre, comme cela ne semble pas évident pour tout le monde (et certainement pas les croyants se considérés par leur foi).


Puisqu’on parle de religion et de santé, même en temps normal, cette dernière a des impacts négatifs :  les retards de traitement sont les mêmes que….je vous le donne en mille…les médecines alternatives (une des manifestations des croyances irrationnelles évoquées plus tôt).

Ah, et je ne résiste pas à l’idée de vous parler de l’exemple de l'efficacité des prières sur la guérison de patients. 


Sélection naturelle (point de vue de la religion)


Mais soyons plus pragmatiques un moment. Qu’est-ce qui peut bien pousser à de tels comportements ? Il y a 15 ans, j’aurais attribué cela à un cynisme profond des autorités religieuses. Même si ma position actuelle n’est pas si différentes, voyons d’autres possibilités. La position la plus bienveillante à l’égard de ces religieux est de considérer qu’ils croient dur comme fer à l’innocuité de leurs comportement, à l’importance du maintient des cérémonies de cultes, et surtout à l’incompréhension du monde extérieur des pouvoirs de la foi. Au risque de me faire taper sur les doigts, j’irais même jusqu’à y voir une dissonance cognitive : après avoir investi autant de sa vie dans un système, il doit être difficile d’admettre que les vertus qu’on lui prêtes ne sont pas au rendez-vous dans un contexte où elle devraient faire la différence. Mais en étant «pragmatique», les organisations religieuses les plus sectaires les plus engagées n’ont d’autre choix que de poursuivre autant que possible leur culte et affirmer le pouvoir protecteur de la foi, car c’est la stratégie gagnante sur le long terme. Il sera facile de faire admettre que ces effets protecteurs se sont manifestés lorsqu’il sera difficile de vérifier le contraire, surtout après avoir tout fait pour dissimuler les infections dans la communauté au moment des faits. Bref quelques morts tout de suite pour plus de croyants plus tard, ça reste une explication cynique. 



Voici une première version du dossier que je voulais vous proposer. J’avais songé à une conclusion autour de l’idée https://www.youtube.com/watch?v=5opz8kvVovsJ’aurais besoin de vos contributions (retours, commentaires, questions) pour compléter cette première version, afin de m’assurer de prendre la bonne direction pour développer davantage ma réflexion. En vous remerciant d’avance, j’attends vos retours avec impatience !


dimanche 6 décembre 2020

Mon article aura quelques jours de retard…

Je suis désolé, mais je ne suis pas en mesure de vous proposer aujourd’hui l’article tant attendu que je vous ai promis. Je me suis mis en mode «je bacle le tout pour le sortir à temps et je vous refais quelque chose de propre derrière », mais même ça ne s’est pas avéré suffisant pour tenir les délais. Et pourtant, je n’ai quasiment pas avancé dans la rédaction du premier tome de la saga pour pouvoir vous proposer cela (à peine 3000 signes). J’ai du retard qui s’accumule dangereusement, et malgré tout ce n’est pas fini….


Bon maintenant, que faire ? Tout d’abord vous donner un autre rendez-vous, avant d’envisager que faire en cas de nouveau problème. 


Pour le point numéro un : Aujourd’hui je m’engage simplement à vous donner rendez-vous la semaine prochaine. Soit pour l’article en question, soit pour faire le point pour comprendre pourquoi je n’ai toujours pas réussi à le finaliser dans les temps. Si je suis bien plus confiant à l’idée de pouvoir vous livrer quelque chose la semaine prochaine (60-80%) que la semaine dernière (moins de 5%), c’est que l’essentiel de l’article est écrit. Le problème c’est qu’il n’est pas assez documenté à mon goût, trop général par moment notamment. Or, les précisions que je souhaite ajouter sont dans une centaine de médias différents (je n’exagère pas), dont certaines sont des conférences de plus d’une heures (c’est plus l’exception que la règle, il y a moins d’une vingtaines de conférences en tout). Je préfère vous prévenir tout de suite, si je vous balance un truc la semaine prochaine, attendez-vous à pas mal d’«affirmations gratuites». Une possibilité sinon serait de publier l’article en plusieurs parties, la première partie étant tout à fait finalisante en l’état. Mais je sens que ça frustrait plus d’une personne parmi vous dont les attentes sont très, très élevées de ce que j’ai pu voir. Même sans ce point je ne suis vraiment, mais vraiment pas sûr qu’il se prête à un tel découpage.


Pour le point numéro deux, et bien je manque de sources pour l’alimenter (vous ne serez jamais, ou du moins, pas dans les prochaines semaines, ce que je vous avez prévu ici à la base niark niark niark !). En fait, à l’image de ce qui s’est passé dans la rédaction de cet article, et qui me pend au nez pour tout ce que j’ai prévu pour la résurrection du blog, j’ai une vague idée de qui sont mes sources, d’où se trouvent leur travaux, mais je perds énormément de temps et d’énergie à retrouver les passages, voire les sources en question. Car ces dix dernières années (et plus….), j’ai passé mon temps à butiner : je me cultive ça et là, mais il m’importait peu de savoir précisément d’où je tenais mes nouvelle connaissances, je me disais qu’identifier des acteurs, voire même «communautés» était suffisants, je sous-estimais l’importance des œuvre et je le regrette amèrement aujourd’hui. YouTube est quasiment le seul endroit où j’ai fait une ébauche de répertoire, d’où sa prédominance dans le sources à venir. Mais si j’ai retenu une chose de cette expérience nouvelle, c’est de noter désormais qui dit quoi, référencer davantage les idées que j’ai trouvé intéressantes pour pouvoir mieux les retrouver pour les citer. Je ne sais pas encore comment je vais faire, mais j’ai tellement souffert ces derniers jours de ce manque que je vais forcément trouver une solution.


À la semaine prochaine donc pour l’article tant attendu, sinon pour un nouveau point. Toujours est-il que même si je suis au rendez-vous et que je vous ai laissé sur votre faim, le travail effectué sur ce dernier ne s’arrêtera pas là, j’ai de grands projets pour ce dernier, et cela ne fera que commencer à l’issue de cette publication. 

mardi 1 décembre 2020

[Article secondaire] Parlons pizzas au micro-ondes !

 Tout a commencé lorsque j’ai été amené à chercher un remplaçant à mon four à micro-ondes. Il me fallait un modèle suffisamment grand pour pouvoir y réchauffer facilement une pizza. Sauf qu’entre l’acquisition du précédent four à micro-ondes et le nouveau, je me suis «embourgoisé» (ne vous inquiétez pas, je ne perds pas le fil….) : de la pizza surgelée, je suis passé à la pizza à emporter des enseignes ayant pignon sur rue. Entre ça et l’opportunité de faire des repas sans vaisselle (ce qui implique donc d’utiliser le carton au moment de la réchauffer),  le nouveau four devait être suffisamment grand non pas seulement pour «une grande assiette à pizza», mais aussi pour un carton de pizza «large». Or au moment où je faisais la commande, j’avais pas ce carton sous la main (ni les moyens d’en avoir un, vrai confinement oblige). 

J’ai fait ce que toute personne censée du début du 21ème siècle ferait : rechercher l’info sur Internet. On dit souvent qu’on trouve tout sur Internet. Et bien cette info, je ne l’ai pas trouvée. J’ai trouvé des infos tournant autour, notamment le diamètre de la pizza de l’enseigne en question…aux État-Unis. Michaek disait que c’est la même chose en Europe...oui et non, du fait des imprécisions de conversion et de la variabilité d’une boutique de la chaine à une autre. Donc la taille des pizzas on la connait plus ou moins, mais la donnée cruciale dans cas, toujours pas. Difficile de savoir à ce stade si les modèles de four à micro-ondes que j’ai déniché feraient l’affaire. Bien sûr, j’ai trouvé les dimensions des cartons standards de pizza (il y a des standards puisqu’il y a des fournisseurs qui font leur pub sur le net, et sont mis en avant dans une recherche Google), mais Dominos (nommons-les car sinon on ne va pas s’en sortir) n’utilise évidemment pas de cartons standards, en particulier sur sa gamme signature. 


Ayant fait ami-ami avec Google sur cette question en particulier, j’aurais pu demander….sauf qu’en 2020, les forums de niches de ce niveau n’ont pas la réactivité attendu d’un habitué de Facebook/Twitter et consort. Même avec tant de membre sur MyBurger.fr, je ne m’attendais pas à ce que mon message soit lu par un employé de Dominos ou de leur fournisseur de cartons afin qu’il me réponde directement. 


Fort de ce constat, je me suis dit «le monde doit savoir, je ne peux pas garder l’information pour moi». J’ai donc acheté une pizza de chaque format pour avoir les cartons à ma dispositions pour communiquer les mesures sur le forum qui m’a paru le plus à même à donner de la visibilité à cette information précieuse...tout ça pour me rendre compte qu’à l’heure où j’écris ces lignes, je n’ai pas été au bout de ma démarche ! Mais au final, il s’avère qu’aucun des four à micro-ondes que j’avais retenu ne faisait l’affaire, il manque entre 10 et 15mm selon les modèles....car aussi important qu’il était, ce n’était pas le seul critère qui comptait. J’en avais marre du [four à] «micro-ondes» classique, celui que tout le monde connait, et qui n’a pas évolué depuis des années, des décennies même ! On est en 2020, je ne pouvais pas me permettre autre chose qu’un four à «technologie Inverter». 


Avant propos : Nouvelle direction pour le blog pour les mois à venir

La série de billets qui va venir n’aura pas grand chose à voir avec ce que j’ai pu faire par le passé. Ce ne sera ni des sujets centrés sur moi (comme ce fut le cas sur ce blog), ni sur un thème particulier (comme le blog anti-diesel). Je souhaite proposer quelque chose qui pourrait se classer entre le billet d’humeur et l’article qui peut faire référence sur une question précise (j’aimerais plus tendre vers le second mais mes domaines de compétence m’empêchent de m’éloigner du premier). Mais…pourquoi tout ça ?


Tout à commencé avec mes envies de pizzas. Ou plus précisément, l’opportunité qui me fut offerte pour mieux en profiter à l’avenir.


Plus que de mettre en ligne, telle une bouteille à la mer, des informations rares dont j’aurais aimé bénéficier, je sens aussi une demande, tel un producteur de contenu pour le web. Il y a pourtant deux difficultés : d’une part, je reste collé au modèle blog alors que la tendance est clairement aux applications de réseau sociaux dont Twitter et Facebook pour le texte. D’autre part, la demande concerne des domaines auxquels je n’accorde peu d’intérêt en premier lieu (par rapport à d’autres publications). Comme cette activité n’a aucunement vocation à devenir plus importante qu’un passe-temps mineur, je peux me permettre d’y faire des choses qui me plaisent moins que mes sujets préférés.


Mais pourquoi ces sujets et pas rien du tout ? La réponse se trouve dans plusieurs prises de conscience récentes. D’une part, l’importance de mon projet de saga littéraire. J’ai beau avoir commencé à travailler dessus il y a quinze ans, je n’en viendrais pas à bout avant au moins cinq années supplémentaires dans des conditions optimales, dix en étant réaliste. Donc l’idée d’abandonner tous mes projets le temps de mener celui-là à terme n’est pas un bon plan. 


Parmi ces projets, ma série de dossier pour Podcasts Science : le dossier sur l’électrotechnique n’était qu’une introduction vers deux familles de dossiers plus ambitieux. Or en ne travaillant pas sur de tels projets, j’ai senti une sérieuse perte de compétence dans le domaine. Je sais de quoi je parle car ma saga m’a demandé pas mal de recherches ponctuelles, toutes ce sont avérées plus compliquées que prévu. Maintenir une activité dans le domaine m’apportera bien plus que la satisfaction de mon auditoire Facebook.


La conclusion initial devait à la fois ouvrir sur une réflexion sur le libre-arbitre et par là vous mettre en appétit sur une partie du programme à venir, mais vu que j’ai déjà deux articles à finir, dans des délais plus contraints que je ne le pensais. Je vais en rester là pour le moment et vous dis donc à très, très bientôt pour un prochain article !

dimanche 1 octobre 2017

Finalement, le plus dur quand on vieillit, c'est...

Feeder vient de sortir son vrai (et officiel) Best Of. Certains considèrent en effet que Picture Of Perfect Youth était déjà un Best Of, mais c'était pas officiel, juste une compilation de singles du groupe.

Je l'écoute en ce moment même. Certes, c'est jouissif, mais aussi douloureux quelque part. Jouissif car ça ne s'appelle pas Best Of pour rien (et Feeder étant mon groupe préféré...), mais aussi par ce puissant effet madeleine de Proust. De l'anecdote : Turn, que j'écoute en ce moment par exemple*, à ceux qui me rappellent des périodes entières de ma vie. En particuliers les meilleurs moments. 

Et c'est c'en partie ça le plus dur : le fait que ces moments appartiennent au passé, et leur intensité, renforcés par leur primauté en particulier, portent à croire que je ne vivrais plus jamais la même chose à l'avenir. L'autre côté, c'est que (pour la première fois), je découvre ce que veut dire intrinsèquement, profondément, un Best Of. C'est ce qu'a fait de mieux un groupe. Même s'il y en a qui enchaînent les Best Of, on peut s'accorder par exemple sur le fait qu'il y en a toujours un qui est le meilleur, voire que les autres sont illégitimes, etc...Ce que signe surtout un Best Of, c'est un stade particulier de la vie d'un groupe. Que le meilleur a été fait dans sa quantité. Même si la qualité est plus importante que la qualité (on ouvre le débat ?), en partant du principe qu'un groupe se bonifie avec le temps par exemple, même si le meilleur reste à venir, l'essentiel a déjà été fait. Inutile d'en dire plus. prendre conscience de cela dans sa chair au sujet de son groupe préfère est inévitablement douloureux. Cela rappelle par ailleurs la finitude des choses, ici d'un œuvre même inachevée, ce qui renvoie à d'autres finitudes (la mort ? Désolé mais je ne me sens pas développer les quatre ou cinq pavés nécessaires à aboutir logiquement à cette conclusion, ne serait-ce que parce que c'est hors sujet).

Petit retour sur la primauté : toutes les premières fois ont ce goût particulier, là encore je ne vous apprend rien (et c'est d'ailleurs un sujet passionnant d'un point de vue scientifique, mais là n'est pas le sujet). Je reviendrais là-dessus prochainement (car il semblerait que je sois appeler à mettre à jour plus régulièrement ce blog dans les semaines à venir...), c'est aussi du coup une malédiction pour les fois suivantes : on se ramène au souvenir de cette première fois pour évaluer les suivantes. Si la malédiction n'a pas était déterminante pour des babioles comme mon premier Supercar (la 8448, quoique...), lorsqu'il s'agit de la découverte de la sociabilité en dehors d'un cadre scolaire par exemple, mes logiciels s'entêtent sur des comparaisons qui paraissent pertinentes à première vue, mais qui limite aussi les perspectives, sans compter que ça casse inutilement la magie de l'expérience.

Si j'ai parlé de Feeder et de son Best Of ce soir, c'est que c'est un exemple comme un autre. De plus en plus de sujets dans mon entourage, mon quotidien, me ramène aux mêmes constats. J'ai peut-être déjà fait (peut-être pas !) mes meilleurs rencontres, obtenu mes meilleurs opportunités, fait mes meilleurs réalisations (sportives, techniques, artistiques ? ça non, la trilogie DCAA n'est toujours pas sortie !). Le «peut-être pas» est important, mais on ne peut exclure qu'à défaut d'en être sûr, il faut peser l'importance de ce qui est déjà fait. Et pour finir mes réflexions puériles de jeune trentenaire, ma soirée d'hier, mon nouveau métier...sont autant de choses qui me rappellent que même si le contexte est moins favorable que dans les début de ses premières expériences, la vie reste pleine de surprise (potentiellement, y a pas de règle à ce sujet, vous vous en doutez...), et tout porte à croire, optimiste comme je suis, que je suis dans un environnement propice à ces dernières ;-)

Finalement, le plus dur quand on vieillit, c'est...la nostalgie ?
Ah...le temps où j'utilisais un lecteur CD pour écouter les derniers album de mes artistes préférés...même ça ça semble remonter à une vie antérieure... Idem pour les jeux vidéo (si si, ça m'arrive encore d'y jouer !) !!

*Il y a 15 ans, je téléchargeais Echo Park sur les réseau de Peer-to-Peer, suite à une expérience que je vous raconterais, avec la mise en contexte nécéssaire (si ce n'est déjà fait !). Seulement, ces réseaux n'étaient pas parfaits en terme d'exhaustivité en particulier, et composaient avec l'ADSL de l'époque : si les hits du groupe (Seven Days In The Sun, Buck Rogers, Just A Day) se trouvaient se téléchargeaient facilement, Turn, était moins disponible (quelques sources contre plusieurs dizaines/centaines pour les précédents). Du coup, je suis resté plusieurs jours (heures ? Semaines ?) avec les 17, puis les 23 premières secondes du morceau, ce qui m'a laissé un souvenir particulier et impérissables du début de ce morceau (Oh nostalgie, quand tu nous tiens....)

dimanche 24 septembre 2017

Retour dans un club de modélisme

Introduction

Cela fait donc un peu plus de 10 ans que je n'ai pas été à un club de modélisme [ferroviaire], même en simple visiteur. Dans le même ton, la semaine dernière, mes amis et moi s'étonnions du fait que je n'ai jamais visité le musée de Mulhouse non plus. La vie est bizarre parfois...


Premier détail

Mon regard, 10 ans plus tard...porte souvent sur de petits détails. Il y a dix ans (11 en fait), il n'y avait pas [vraiment] de smartphone, je n'avais pas de téléphone alors que tout le monde autour de moi avait au moins un téléphone portable. Je m'imaginais alors immortaliser ce retour dans un club au téléphone (photos, vidéos...). Même pas en fait. Difficile à expliquer, un peu comme s'il y avait un temps pour chaque chose. Aujourd'hui, YouTube ne montre plus qu'un simple éléphant dans un zoo, mais pleins de vidéos de modélisme ferroviaire (il y a de tout je n'essaie même pas d'énumérer des thèmes et des catégories !). Chez moi je regarde ces vidéos, au club,...je suis au club.


Ma connaissance du ferroviaire

Autre "petit" détail, à l'époque je ne connaissais rien, absolument rien au ferroviaire, en dehors du matériel roulant (et encore, comme cela s'est passé avant ma toute première expérience professionnelle dans le milieu, je ne connaissait rien à la technique engin moteurs). En gros je savais reconnaître une BB26000, une CC72000, distinguer une 141P d'une 141R, je connaissais l'historique du parc moteur dans les grandes lignes et c'est à peu près tout.

[paragraphe pour les spécialistes] je ne savais pas vraiment ce qu'était un aiguilleur, pas du tout ce qu'était un régulateur, je ne "connaissais" que le carré et le feu vert (je me demandais ce qu'était un carré violet, jamais entendu parlé d'avertissement). Si je connaissais le principe de cantonnement je connaissais pas les signaux qui lui étaient associées. Alors tout le reste (TIV, pancartes...) n'en parlons pas ! Le plus drôle, c'est que ça ne m'a pas empêcher de travailler [en bureau d'étude] sur des signaux, ou même de faire de la maintenance du pilotage automatique (en même temps le PA, la signalisation il s'en fout).


Ma connaissance du modélisme 

Il y a 10 ans, j'étais déjà très calé modélisme par contre (peut-être plus qu'aujourd'hui). Mais je n'avais rien. En fait, après avoir eu des trains jouets comme tout le monde, j'ai voulu commencer ma collection trop tôt : wagon surbaissé transport de tractopelle, voiture corail Jouef VU mixte 1ère/2ème classe, BB16500 d'occasion à retaper (je parle pas de mes VB2N que j'ai pas gardées). Ah, et très vite, un Autocar Renault FR1 et une Ferrari Testarossa. J'ai attaque le chose sérieuses lorsque j'ai revendu tout ça pour ma composition complète de Thalys PBKA Mehano, mais j'étais déjà plus dans le club. Aujourd'hui, impossible de lister ici tout ce que j'ai, le "problème", c'est que rien ne roule (en fait ça me pose pas problème, juste voir ces merveilles me suffit).


Insouciance dans la mobilité, l'habillement, de mon cadre de vie...

Pour finir sur les petits détails, à l'époque, j'étais un "banlieusard qui venait d'obtenir son permis et son véhicule". Je ne me posais pas de questions pour me rendre au club, l'automobile était la solution évidente et naturel. Les modèles réduits étaient trop fragiles pour être transporté autrement. D'ailleurs j'essayais de faire un maximum de chose par l'automobile tant que ça n'impliquait pas trop Paris (ce qui n'était pas naturel chez nous car nos parents n'avaient pas le permis). Que de chemins parcouru depuis (premier vélo décathlon en 2008 (?), velotaf en 2009, découverte de l'importance de faire du sport à la même période, la suite vous connaissez).

Pour continuer sur l'aspect banlieusard, je n'accordais aucune importance à mon habillement (tant que c'était propre, même si c'était troué...). J'ai pu réaliser hier l'importance du changement maintenant que je suis plus soigné, par un accueil peu chaleureux des jeunes de la cité du club (finalement, les médias n'ont pas exagéré ce point de zone de non droit...). Ou peut-être tout simplement que je pue le vrai parisien intra-muros a des dizaines de mètres (après à peine plus d'un an d'installation !). Pas bon signe, bientôt je vais râler sur tout et devenir désagréable auprès des inconnus, voire uniformiser la province !

J'ai donc perdu ce regard innocent sur la ville, je sais distinguer un quartier "chaud" d'un quartier calme d'un simple regard, alors que plus jeune je traversais indifféremment l'un ou l'autre à toute heure de la journée ou de la nuit sans me poser de questions, ne comprenant pas pourquoi les personnes autour de moi (ami(e)s, collègues...) étaient peu enclins à assister à une soirée ou une sortie sous certaines conditions (en fonction du lieu de l'événement ou de leur propre lieu de vie). Je le ressens aussi dans le train...à géométrie variable : jamais ressenti dans le RER, mais bien ressenti sur la ligne R notamment, c'est une des raisons pour lesquels je fais mes RHR Melun sans broncher.

L'occasion de faire la pub pour le 3117 et son homologue 31177 par SMS #CeciNEstPasUnPlacementDeProduit Je ne sais pas à quel point je peux communiquer sur les détails en interne que j'ai sur ce service, mais y faire appel, même pour ce qui peut vous paraître des broutilles en terme d'insécurité ou trouble à l'ordre public, c'est très puissant...sur le moment et pour plus tard (un peu sur le principe de la validation du Pass Navigo par exemple).


Version courte : du PC au Mac

Autre détail (on ne va faire que ça finalement), à l'époque, j'étais sur PC, tout mon budget loisir passait sur le fait d'avoir une config' gaming à jour (ce qui était n'importe quoi : le seul jeu qui comptait pour moi, c'était Gran Turismo...). J'ai fini par découvrir Linux, qui m'a fait réaliser que ma course à la puissance était là pour combler les faiblesses de Windows, et puis tant qu'à avoir une machine à mon service et pas l'inverse j'ai fini par passer sur Mac.


Version très courte : vie sociale

Pour finir, la vie sociale. Bon c'est un trop gros morceau pour être traité là. J'aurais plein de choses à dire, à l'occasion, je me contenterais d'une intro minimaliste. Disons qu'il y a longtemps, elle se limitait à ce qu'imposait le cadre scolaire. Ce n'est que tardivement (?) que j'ai découvert que c'était quelque chose à prendre en main. Un symbole fort pour moi reste le restaurant. Mes premiers restos se sont fait à cette période (maintien du contact avec mes amis de terminale, création de mon cercle d'amis "indépendant d'un cadre imposé", en l'occurrence au sein de la Science Académie). De fait (on reste sur le symbole limite caricatural), les restos que j'ai pu faire par la suite avec des camarades de classe, notamment en école d'ingénieurs étaient bien des restos entre amis (en dehors des midis, faute de cantine dans notre école, et des occasions spéciales, en école d'ingénieur on aime bien les restos). Pour finir ce point, à une exception récente notable près, jamais ça n'a pris aussi loin avec des collègues (un gros morceau à traiter dans "le paradoxe de l'hétéronormativité" mais il y a suffisamment d'éléments dans l'introduction pour comprendre déjà).

10 ans (voire plus) que j'ai rencontré des personnes qui comptent beaucoup pour moi, que je vois régulièrement. On s'en étonne, s'en amuse d'ailleurs. Mais mon histoire est un peu particulière : j'ai grandi en grande partie dans le Pas-de-Calais ! Ce n'est qu'il n'y a peu de temps que j'ai passe plus de temps en Ile-de-France que là-bas. La séparation a parfois été difficile, mais un peu comme avec mes amis de terminale, "la vie" a tenu à maintenir cette séparation, à nous faire nos vies chacun de notre côté, même si l'on a l'occasion de se revoir, c'est qu'en tant que connaissance d'une autre vie...oh que vous me manquez tous ! Quelle immense émotion fut cette retrouvaille de décembre dernier, j'en ai les larmes au yeux (20 ans sans se voir !), et je me dis que c'est la première d'une série à venir, sans oublier mon trio magique avec qui j'ai ou plus ou moins gardé le contact, mes trois zamours, je vous aime ! La distance ne change rien, on se reverra bientôt, promis.


Conclusion ?

En fait, je suis en train de me demander si la rareté n'est pas la clé de cette valeur dans les cadeaux de la vie ? Si je n'étais pas émotionnellement prêt pour apprécier le musée de Mulhouse, s'il me fallait travailler ma capacité émotionnelle d'ici là ? Si c'était pareil pour bon nombre de mes amis d'enfance de Nœux-les-Mines ? Quand serais-je émotionnellement près pour déballer ma Big-Boy, voire la toucher ? Est-ce qu'un jour je pourrais toucher régulièrement mes locomotives, comme je le fais aujourd'hui avec mes sets Lego ?


Bref, comme quoi ce n'est pas pour rien qu'il s'était passé 10 ans depuis ma dernière visite à un club de modélisme ferroviaire...

vendredi 16 septembre 2016

Le problème, ce n’est pas l’automobiliste, c’est l’automobile.

On dit souvent qu’une personne perds dix points de QI lorsqu’elle prend le volant de ce véhicule. Je trouve cela aussi amusant que symptomatique.

Cycliste dans l’âme, j’entends souvent dire que Paris à vélo, c’est au mieux dangereux, au pire de la folie suicidaire. Et pour l’avoir expérimenté, il est amusant que nous n’avons pas les mêmes idées en tête en pensant à ce danger supposé. 

Car les premiers visés, ce sont les automobilistes, et force est de constater qu’ils sont plutôt corrects dans l’ensemble. Avec 5000km de vélo en ville par an, ma vraie bête noire, ce sont les piétons, inconscients des dangers qu’ils courent pour eux même. Mais là n’est pas le sujets.

Les automobilistes, dangereux ? Comme le dit Pierre Chasseret (oui, je cite Pierre Chasseret, et je le cite pour m’appuyer sur ses dires !), ce ne sont pas tous les automobilistes qui sont dangereux, mais une poignée d’entre eux (de l’ordre d’un pour-cent ?). Puisque c’est un adage qui revient souvent chez lui, il a surement dit également qu’il n’y a qu’une minorité d’entre eux qui sont incivilisés. 

Or, si j’écris ce billet, c’est pour souligner quelque chose qui aurait pu passer inaperçu, pas quelque chose que vous savez déjà. 

Il se trouve que le recoupement «automobiliste dangereux - chauffards» n’est pas total. Je ne discuterais pas ici du cas des chauffards non dangereux, et ne vais discuter que des honnêtes automobilistes qui sont malgré tout des dangers ambulants. 

Quand on manque de se faire transformer en steak par un automobiliste, trois réactions sont possibles :
«Ouf j’ai eu chaud»
«Quel danger public, il est irrécupérable»
«Quel danger public, allons-le voir pour discuter un peu»

Bon, pour le troisième cas (voire même dans tout les cas), il vaut mieux avoir été irréprochable de son côté.

Roulant beaucoup, je me suis souvent confronté au deux premiers cas, mais suffisamment du 3ème pour en faire une synthèse. 

Outre des gens qui visiblement (re)découvraient un article (voire un chapitre) du code de la route, force est de constaté que ce n’est que rarement la mauvaise foi qui motivait ces actions dangereuses (même si elle transparait souvent dans le discours, mais difficile de faire autrement lorsque l’on est en tort et mis devant le fait accompli, c’est tout à fait humain). Souvent, il s’agit d’une simple erreur de conduite (une erreur de conduite tous les 500 gestes d’après l’automobile club association), et parfois, d’une mauvaise évaluation de la situation

Chercher les déterminants derrières les risques suscités par ces trois sources de mise en danger des usagers «fragiles» de la route dont je fais partie ouvrirait un grand débat allant de la formation des automobiliste a la question de la tolérance du risque routier vis à vis d’autres risques (construits culturellement mais pas moins encrées en nous : on appréhende par exemple plus l’opération à cœur ouvert que le trajet aller ou retour vers l’hôpital en bagnole, ce qui est ridicule dans le fond !).

Gardons à l’esprit simplement que si l’automobiliste contribue à ce que le système automobile soit nuisible, ou, pour la question qui nous intéresse ici, dangereux, ce n’est pas délibérément (la plupart du temps). L’automobile pour tous, c’est aussi l’automobile quelque soit les capacités physiques, psychologiques, physiologiques, c’est d’une telle banalité qu’on ne se pose plus la question de sa pertinence, de ses nuisances, de ses alternatives. Et quand bien même on ose le faire, on considère qu’il s’agit d’un idéal à atteindre. qui ne nous concerne pas, nous, pauvre petit citoyen, qui n’a rien d’extraordinaire, qui ne peut faire autrement du fait de sa situation (physique, géographique, sociale…je n’ai pas le courage de vous faire ici un florilège d’excuses que l’on m’a sorties !), on reste admiratif devant celles et ceux qui s’en passent, sans savoir que la plupart du temps c’est pour les mêmes raisons que nous (parce que c’est plus pratique pour eux), d’avoir faire le choix contraire (je ne parle même pas de ceux qui ont simplement admis après réflexion ou expérimentation que ce système est trop nuisible pour qu’ils y contribue ou qu’ils y perdent leur temps, leur argent et leur santé).


Ce qui fait que des gens, bien sous tous rapports, peuvent aussi être des automobilistes (comme ils peuvent être mangeurs de viandes, etc..). C’est ainsi qu’ils peuvent se retrouver à pourir le restant de vos jours, voire vous tuer, après avoir passé des dizaines d’années à avoir été des citoyens ordinaires, voire tout à fait respectables…