mercredi 21 novembre 2012

Passage au vélo idéal pour le vélotaff mixte

C'est là que vient mon sauveur, le brompton. Un investissement qui en valait la chandelle, car je ne me suis pas arrêté sur des considérations domicile-travail. Pour faire court sur mon bromy, il n'a gros défaut : sa lenteur. En conditions optimales (en forme sur le trajet retour, avec dénivelé négatif donc), je ne peut viser que le 20km/h de moyenne. Autrement, je me prend au moins 30 minutes dans la vue par rapport à mes vélos Décathlon. Ce qui a vite rendu les choses intenables.
Mais pour le reste, quel bonheur ! Au boulot, je descends au parking, le plie devant l'ascenseur, et l'embarque pour le poster derrière moi à mon bureau. Dans le train, comme actuellement, il est plié à côté de moi, j'ai accès à beaucoup plus de places assises !! Il va sérieusement mettre à mal mon abonnement Vélib' dans Paris où le défaut de sa lenteur est vite gommé (trajets courts). Il est d'ailleurs plus rapide que ce dernier (sans compter les opérations de location du vélo auprès d'une borne).

Vélotaff nouvelle formule
La lenteur relative du Brompton n'est pas à blâmer. Comme j'ai pu l'expérimenter sur les Gare de l'Est - Gare Saint-Lazare, c'est le plus rapide des trois de portes (de train) à porte (de train). Et ce malgré le dépliage à effectuer sur le quai d'arrivée ! En cause sur mes vélos de sport, les pédales automatiques, nécessitant des chaussures spéciales, pas vraiment idéales pour la marche. Et surtout la pénible gestion de mon sac sur le porte bagage. En face, le C-Bag fait des merveilles.

Si ce n'est pas le vélo, qu'est-ce qui n'allait pas dans ma formule initiale ? C'est à la fois la lenteur du RER A (40km/h de vitesse commerciale sur la quarantaine de kilomètres qu'il couvre), qui rend de fait la longueur de mon parcours cyclable intenable. Pire, la qualité de l'effort physique ne vaut en rien celui de mon entrainement habituel, alors qu'il m'oblige quasiment à m'en passer.

J'ai d'abord tenter de le raccourcir en passant par la Ferté-Sous-Jouarre (10km de moins à effectuer en train), mais les contraintes horaires était à peine moins sévère.

L'heure d'hiver
Bien que n'étant pas frileux, en été, je redoutais le retour du froid. Erreur ! c'est bien le fait de partir «de nuit» qui rendent ces séances plus pénibles psychologiquement. Je force un peu sur les traits, comme je pourrais dire que la perspective de devoir porter un manteau l'hiver me hantait tout autant, et dans les fait c'est encore plus vrai : je continue mes séances, mais je ne porte toujurse pas de manteau (grâce à mes amis les vélos, qui rendent cet accessoire inutile voire pénible). N'empêche que le choc du passage à l'heure d'hiver m'a fait non seulement prendre conscience qu'il me restait des appareils qui ne basculait pas automatiquement à l'hiver idoine (mon réveil antique, que je garde
du fait de son système de projection de l'heure) et…mes cardiofréquencemètres.

jeudi 15 novembre 2012

Reprise du vélotaff : Premier retour d'expérience.

Note : cet article aurait du être publié avant le mois de novembre.

Passage du théorie à la pratique : difficultés sur la partie RER.


Il n'y a pas à dire, ce projet s'est révélé incroyablement éprouvant. C'était dur, pénible par moment ! Et je ne m'y attendais pas du tout !! tout simplement car les difficultés n'étaient pas directement liées au parcours, voire même aux contraintes de l'entreprise. 

Comme difficulté numéro 1, je prévoyais le lever à 4h du matin. Erreur ! Je me lève facilement à ces heures-ci, pour peu de prévoir une demi-heure pour être sur pied. La première vraie difficulté : trouver une place dans le train. Ce vélotaff sous entend 1h de RER par trajet, en heure de pointe : Elle devait être mise à profit pour travailler/me reposer/récupérer. Dans les MI2N/MI09, ça allait encore, le tout était de trouver une bonne position pour le vélo, qui ne demande qu'à tomber. Dans les MI84, ça relevait du calvaire. Gros point noir : le vélotaff devait me permettre des détours en petite couronne (réunions associatives, courses, etc…) mais dans les faits, le retour était un calvaire : les trains se faisaient de plus en plus espacés le soir, et je faisait les 45 min (je repartais souvent de Gare de Lyon) debout….45 minutes à ne rien faire, un gâchis énorme !! 


Difficultés côté vélo : la malédiction du Forme 5.

Comme le souligne le titre, elles furent l'apanage exclusif de mon vélo de route : crevaisons à répétitions, casse de mon éclairage, et roulage avec un éclairage de secours. J'aurais pu écrire une nouvelle avec mes mésaventures. Mais je manque cruellement de temps. Je laisse travailler votre imagination, en vous communiquant quelques éléments de base.

Ma première crevaison est intervenue un matin, sur la départementale menant à Signy (la D21 ?). résultat, 45 minutes de marche, un évitement d'un automobiliste se finissant avec un crissement de pneu (il était 5h30 environ) (j'ai eu peur pour lui, mais peut-être aurais-je du avoir peur pour moi…), un retard inimaginable. À cette crevaison, j'avais une bombe anti-crevaison…que je n'ai jamais su faire fonctionner.
La crevaison suivante a eu lieu à Paris si je me souviens bien, j'ai réussi à réparer avec «l'aide» de décathlon (j'ai acheté la chambre à air et les démonte-pneus, mais j'ai utilisé leur pompe d'atelier…c'était soit ça, soit rentrer à plat, soit payer 9€, somme qu'ils sont en droit de demander car c'est limite se payer leur tête (je ne demanderais pas à La halle aux chaussures de mettre en place les lacets de mes chaussures). 
Lors d'un retour Chessy - Nanteuil, j'ai crevé en descente à près de 60km/h….J'ai tout de suite compris que quelque chose n'allait pas et ai pu ralentir avant d'être trop à plat (plus de peur que de mal). Pas de chance, j'avais des chambres à air de secours et les démonte-pneus….mais pas encore de pompe. Pas de chance, mais de la réussite tout de même, je n'étais qu'à 2-3 kilomètres de la Gare de La Ferte-Sous-Jouarre. 
Enfin, lors d'un soir de «courses» dans les Hauts-de-Seine, j'ai crevé deux fois d'affilée ! Cela m'a fait épuisé mes réserves (mes crevaisons m'ont rendu prévoyant). La tête brûlée que je suis a tout de même poussé l'audace jusqu'à rentrer ainsi (sans solution de secours). 
Quant à l'éclairage que j'ai cassé, cela m'a obligé à rouler une semaine avec un éclairage de 15 Lux…Ça m'a dépanné (mieux vaut ça que rien), mais plus jamais ça !!! 

Je ne vous raconte pas l'état de tension dans lequel j'étais lorsque j'étais à plus de 15 km/h et/ou dans des conditions de visibilité difficiles. Toujours à guetter le moindre caillou, le moindre nid de poule, et à serrer les dents pendant plusieurs kilomètres si par malchance j'avais roulé sur l'un d'eux…

Les atouts de mes D4


Éprouvant psychologiquement, mais pas physiquement : C'est logiquement avec ce vélo que j'ai eu mes meilleurs vitesses moyennes. De plus, de par sa légèreté, c'était un régal dans les correspondances.


J'ai également roulé avec mon Tout suspendu. Plus lourd, plus lent, mais quel régal !!! Plus de préoccupations particulières sur l'état de la route, notamment pour adapter ma vitesse, et un confort appréciable. Mais toujours aussi difficile à stabiliser dans le train, la même corvée des accès au RER, du parking au boulot, pire lors des «courses» du soir …




Je termine justement avec quelques photos de ce dernier, en situation...dans le train. Les premières sont à bord du Nanteuil - Paris (Z2N, Z 20500 rénovées pour être précis), et les dernières sont à bord du Paris - Nanterre (Z5300). On sent qu'il y a tout de suite moins de place, et à vrai dire, le choix de la porte est délicat quand comme moi on ne connait pas par cœur les configurations du groupe 3...

A suivre !

jeudi 8 novembre 2012

Edito : Une conférence qui peut changer votre vie en guise de mot d'excuse pour mon devoir rendu en retard


Lundi 5 novembre. Suite à un weekend particulièrement récupérateur, je me libère du temps pour préparer la rédaction de nouveaux billets pour ce blog. Au sommaire : Vélotaff : premier bilan, Storify sur les Rencontres CNRS (si si, mon premier storify !), et cet «édito». Un édito au ton d'excuses, car je ne serais pas en mesure de publier sur mes autres blogs pour le moment, au risque de mettre périls plusieurs vies (pour être précis, de ne pas contribuer à réduire leur mise en péril), et de fragiliser mon (futur ?) lectorat de la première heure. 

Pourquoi donc cette absence de billets ? Par une absence de vielle poussée, de recherches et de synthèse pour le premier. Par une absence de progression pour le second, bien que des pistes se profilent de ce côté. 

La faute à qui ? La faute au surménage dont je suis victime. J'ai décidé de faire autant que je peux dans les causes pour lesquelles je suis parti prenantes, et de profiter au maximum de ma vie sociale. Ce faisant, je me suis construit un emploi du temps aux marges de manoeuvres limitées, j'en prends pleinement conscience aujourd'hui du désordre monstre que cela entraine au moindre pépin. 

Ce que j'ai fait ne m'a pas paru innocent. Je ne le vois pas du tout comme un épisode unique et exceptionnel de ma vie, ça m'a l'air très universel comme situation. Dans le train du retour vers mon domicile (le premiers des deux pour être précis), je cherchais comment vous illustrer le phénomène pour vous en faire part. J'étais à deux doigts d'abandonner, car la recherche à laquelle je n'ai pu allouer que deux minutes de mon temps n'a rien donné. 

Mais une vie intensive comme la mienne est la plus à même à titiller ces coïncidences troublantes, relatives à la loi des grands nombres (qui fera l'objet d'un autre billet, je vous le promets).

 En descendant du train, j'ai remis en route la lecture de l'intégralité de mes épisodes non lus du podcast Plusconscient.net (un site absolument incroyable, car il mêle le meilleur au pire…ça vaudra bien un billet dédié ?), Je zappe la lecture d'un «n'importe quoi !!» que je n'avais pas filtré, et tombe sur cette conférence d'Hartmut Rosa. D'habitude, je lis ce podcast en «×1,5» (accéléré lent), mais cet épisode valait bien le coup d'être lu en vitesse normale, et justement, la vitesse, le multitâche, les nouvelles technologies et leur modification de notre rapport au temps, le burn out….Autant de sujets qui sont traités dans cette conférence, nommée la spirale incontrôlable de l'accélération.  Autant dire que je ne pouvais pas mieux tomber !

Je vous invite à écouter cette conférence en attendant mes prochains billets. 

dimanche 23 septembre 2012

Mes différentes montures : et après ?


Dans l'idée de rendre mes courses moins pénibles et/ou plus efficaces, et surtout de gagner en autonomie, je m'intéresse à deux solutions :

-La solution vélo pliant et remorque (pliante ?). mes deux premiers débouchés seront les courses alimentaires (les courses au mois, ou pour mes parents) et pouvoir rendre visite à n'importe quel ami en France, y compris dans la perspective d'y passer plusieurs jours : tous ne vivent pas en ville ou à 5 minutes du bus/métro/tram ou de la gare. Avec ce vélo pliant et cette remorque,  je pourrais faire du train+vélo de porte à porte tout en étant exonéré de la taxe «contre ces cyclistes qui puent et font ch… le monde» de la SNCF.

-La solution du vélomobile. Cette machine me fait rêver depuis que j'ai découvert le concept. 

Contrairement à ce que je pensais, un vélomobile, ce n'est pas juste un véhicule à pédales caréné original. Il représente le fleuron des véhicules à propulsion humaine, mettant ce concept à portée de toutes les conditions physique et tous les degrés de motivation. 

Car j'avais déjà croisé des vélomobiles. Lors de la dernière convergence (que j'ai du faire en vélib', sale période !), mais je ne me doutais pas un seul moment de leur potentiel ! Je les trouvais simplement «très beaux», «originaux». Aujourd'hui, je réalise que j'ai croisé et photographié à mon insu (!!!!) un Quest, un Strada et un Allewender !

«Mais le vélomobile, c'est pas le plus adapté/c'est un peu beaucoup pour faire si peu !»
Ce que je recherche dans le vélomobile ? Comme souvent, en premier lieu, le concept. Tout comme pour Le netbook puis l'iPad, le choix du tout suspendu pour mes VTT, des freins à disques, puis freins à disques hydraulique, l'iPod Nano 6th (que je porte en tant que montre), j'ai plus été guidé par l'idée/le concept que par une réelle utilité. Et cela s'est révélé fort payant à chaque fois (sauf pour le netbook, ou encore la télé full HD pour GT3, mais qui ne fait jamais d'erreurs ?). 

Mais vu les nombreuses qualités du vélomobile, je peux aller plus loin :
-Entrainement : Pour démultiplier le plaisir du gain de vitesse, aller plus loin (en Champagne Ardennes ?), et surtout me faire davantage respecter par les automobilistes (par appréhension et manque d'habitude, ceux-ci ont davantage tendance à respecter les distances de sécurité en doublant….fini le calvaire des départementales ?).
-Courses alimentaires : un vélomobile est un véritable fourre-tout. Les modèles que je vise offrent de 60 à 120L d'espace de rangement !! Fini les trajets aléatoires et dangereux avec deux gros cabats de chaque côté du guidon….
-Vélotaff : la-dessus, je suis très prudent. Mais même avec cela, pour ma situation actuel, je prends comme acquis le fait que je pourrais faire un trajet complet domicile-travail (90km), sans recourir aux transports en commun. Un trajet, mais peut-être pas l'aller-retour, en tout cas pas sur une base quotidienne (900km par semaine, est bien réaliste ? Est-ce bien raisonnable ?). N'ayant aucune idée de ma vitesse moyenne possible sur vélomobile, je préfère me prononcer défavorablement. J'attends d'en essayer un pour préciser les choses.

De plus, pour ces deux usages il me faut réfléchir à une solution de protection contre le vol. À ce jour, de ce que j'ai pu lire sur le sujet, cela veut dire tout simplement budgétiser un antivol de moto…

-Loisirs : C'est tellement évident que j'ai failli l'oublier. Mais à moins de convertir mes amis/ma famille, cela risque fort d'être du loisir «solitaire», quoique….

-Évenements/rassemblements ? Comme ces rassemblement, hormis la convergence et les Paris-Rando-Vélo, n'ont pas systématiquement lieu à Paris et en région Parisienne…j'ai alors deux ennemis : Le TGV et le Corail. Pour y avoir transporter mon 9.1 de 15kg à plusieurs reprises, je sais que ce n'est pas la peine de rêver faire de même avec un vélomobile même s'il s'agit d'un Waw (démontable en trois parties). Cela me ferme pas mal de portes, notamment rendre visite à mes différents amis qui ne vivent pas en Île-de-France. Et c'est bien dommage, car pour le TGV autant payer 1 à 2% du prix de ma monture par trajet ne m'enchante guère, autant payer 1 pour 1000 du prix d'un engin «qui casse vraiment les pieds des gens» (de la SNCF du moins), cela serait justifié.
Concernant la ligne P (Z2N) et même la ligne A (MS61, MI84, MI2N), aucun problème (si j'évite les heures de pointe pour la seconde), et cela est sans doute vrai pour d'autres lignes du réseau francilien ! Cela n'en restera pas moins sportif (un vélomobile pèse environ 30kg). 

-Autres utilisations ? Vu le potentiel des vélomobiles, il est évident que je n'ai pas tout envisagé…Puisque j'ai effleuré le sujet, voilà sans doute une première piste : la Longue Distance…Une nouvelle série de défis en perspective, comme je les adore !!! (premier exemple : rendre visite à ma sœur, qui vit à Lille ?)

Petit historique de mes différentes montures


J'ai eu mon premier (ou pas loin d'être mon premier…) vélo il y a une quinzaine d'années. Un bicyclette bleue dont j'étais très fier, même si elle était en contradiction totale aux aspiration des gamins de mon âge (c'était pas un VTT), et que c'était une bicyclette de supermarché (il faut le dire). Je roulais beaucoup avec, en solitaire principalement, mais sur de courtes distance (Je n'ai du faire qu'un voyage jusqu'à Bethune, soit un aller retour d'une quinzaine de kilomètres).

Cette bicyclette ne fera malheureusement pas le voyage jusqu'en région parisienne, lors de notre déménagement. Mais à notre installation à Clichy, j'ai le droit à un VTC sportif semi-rigide en alu, un TSX-260 (gamme hobby il me semble). Ces vélos sont une merveille par leur légèreté (mon premier vélo tout alu !), mon frère et moi, dotés de la même monture, nous régalons au possible, La Défense devient notre terrain de jeu. 

Après mon frère (sur son précédent vélo), ce sera à mon tour de connaître le drame du vol de vélo. Il est tacitement conclu que le renouvellement se fera pour un vélo à prix équivalent. Vient alors cette promo inespérée : Le 500 TSX T2 de la gamme perform à 220€. Pour vous donner une idée du calibre de la bête, plus il y a de lettres dans le nom, mieux c'est. Idem sur la partie chiffrée du nom, plus c'est grand, mieux c'est. J'ai croisé un 100 SX. Nous avions mon frère et moi un 260 SX (semi-rigide à cadre alu), et je dégotais un 500 TSX….T2 !!! Un tout suspendu cadre alu, fourche Shox, etc….Bref, tout cet écran de fumée pour ne pas dire que ça n'en restait pas moins un Topbike, donc un vélo Carrefour. Mais c'était suffisant pour avoir un avant goût de ce qu'est un vrai vélo. 

Ce fut donc ma première occasion de me jauger. Je paraissais infatigable. Une fois, je fis une longue sortie (le tour des maréchaux ?), en deux heures et demi et plus de 45 km, j'étais certes marqué, mais pas à bout de forces. Je considérais alors que le vélo, c'était pas assez «fatiguant» pour le maintien de la forme. C'est pour cela que lorsque je chosis de me mettre au sport, je me tournais vers la course à pied (mon retour au sport, l'occasion de faire un autre billet ?). 

Un jour, quasi sur un coup de tête, je m'offris un RockRider 5.3. Retour au semi rigide gagnant, car c'était le premier vélo à ma taille, cela change tout ! Ce fut mes premières sessions vélotaff. Je travaillais à l'époque dans la ZAC des Barabanniers, à une petite demi-heure de chez moi. C'est dans ce cadre que j'ai eu mon premier accident. Là je vous imagine vous dire «quel chauffard lui a fait ça ?» sauf qu'ill ne s'agissait pas d'un automobiliste ou d'un motard, qui, aussi chauffards qu'ils peuvent être, respectent la plupart du temps le code de la route. Non. La collision n'a impliqué que des piétons et moi. Il aura fallu attendre si longtemps pour comprendre que si les piétons se fichent des cyclistes, c'est qu'en cas de choc, c'est essentiellement le cycliste qui prend. Ainsi si la petite dame est simplement tombée, j'ai fait un vol plané de 5mètres, attérisant sur le dos (souffle coupé, douleurs au cou  et côtes, nombreuses contusions…), voilant ma roue avant au passage (un Rock Rider, c'est du solide, mais faut pas abuser quand même !). Cela m'a appris à haïr les pistes cyclables (imaginées et développées par le régime nazi, pour rappel, l'idée étant de minimiser la gêne des automobiles, non pas de permettre aux poules mouillées de se mettre au vélo). Les pistes cyclable étant le pire ennemi des vélotaffeurs : en temps normal, je faisait du 21-23km/h de moyenne en ville sur des distances de quelques kilomètres. Dans ma course contre le T3 en période de rodage, donc pas encore à 24km/h de vitesse commerciale, j'ai perdu à plat de couture, malgré ma préparation spécifique. 

Ce n'est qu'en 2010 que je revenais au tout suspendu, avec le Rockrider 9.1. Le passage au freinage hydraulique était non seulement d'un attrait technologique appréciable, mais devenait même indispensable pour se faire plaisir (et se faire peur !) dans la petite descente derrière chez moi. Mon record y est d'ailleurs de 76 km/h (je faisais du 70 facilement, 72 avec du travail, 73 avec de la précision en plus). C'est à cette occasion que je décidais de faire du vélo mon unique source d'entrainement: Je réalisais que les 60 km longtemps fantasmés étaient en fait à portée de main….toutes les semaines !! d'une fois par semaine, je passais à deux, et eus mon premier pépin technique au pire moment. La corde à sauter ne suffisant pas à tenir le rythme, je sacrifiais mon b-fold sur quelques séances le temps de réparer je 9.1…

Réparer mon RockRider ? Ou plutôt de le remplacer ! Mon Rockrider étant une machine d'entrainement, je me cantonnais à une utilisation sur route, et mon emploi du temps de ministre me laissait guère d'occasion de sorties loisirs «tout terrains» (forets, sentiers à travers champs). C'est pour cela que je m'achetais mon premier vélo de route. L'essai que l'on m'a offert dans ma jeunesse ne m'avait pas convaincu, mais la théorie était tout de même du côté de ces machine. J'opte pour le forme 5, que j'estime suffisant pour quelqu'un qui vient du VTT. Effectivement, ma redécouverte du cycle route est un régal. J'apprécie sa légèreté et sa rapidité. J'ai gagné près de 10 km/h sur mes vitesse de pointe, presqu'autant sur mes vitesses courantes, mais seulement 2-3 sur mes vitesses moyennes ? L'important est que de 2×63/66km, je suis passé à 3×76km par semaine, en conservant mes temps de parcours !

Mon retour au vélotaff


Des promenades «loisirs», animées par de nombreux défis (La Défense, les maréchaux, le T3…), j'ai fait du vélo mon activité sportive régulière. Ma progression ne s'est pas faite comme je l'imaginais (j'ai progressé en endurance et récupération, mais pas vraiment en vitesse moyenne…), mais ma pratique n'en était pas moins de plus en plus importante. Seulement, comme mes autres blogs le suggèrent, j'ai une vie à côté du vélo. Ce mois de septembre, j'ai compris que je ne dépasserais probablement pas les trois séances par semaines, à moins de rouler de nuit pour sauver une de mes trois séance lors des semaines très chargées.

C'est alors que mon meilleur ami cycliste me propose de reprendre les sorties balades en forêt. Cette proposition que je ne pouvais refuser m'oblige à anticiper la réparation de mon 9.1. Cela m'oblige, pour des raisons d'emploi du temps, de l'emmener à l'atelier lors d'une pause déjeuner, et donc à demander une autorisation d'accès au parking pour y placer mon vélo.

Cette autorisation en main, j'ai naturellement envie d'en profiter. Mais il y a un détail de taille : j'habite à 90km de mon boulot. Faire l'aller-retour à vélo ? Impensable. Même un simple trajet excède ma distance d'entraînement habituelle (76km). 

Si je ne peux faire toute la distance, puis-je au moins en faire une partie ? C'est la solution que j'ai retenue. Mon choix a été le suivant :
-Liaison Domicile - Marne-la-Vallée Chessy RER à vélo (43km)
-Liason Marne-la-Vallée Chessy RER - Travail par le RER (1h)
Soit un peu moins de 3h de parcours, sans correspondance. 3h, c'est beaucoup, alors à priori je ne ferais pas d'aller-retour dans la journée, mais plutôt :
-Aller en train : de chez moi à la Gare de l'Est, puis train à nouveau depuis Saint-Lazare pour limiter ma perte de temps dans l'urbain (soit un parcours cyclable de 4km)
-Retour en RER A + vélo (soit 43 de parcours cyclable !)

Mon objectif : conserver mon kilométrage hebdomadaire tout en gagnant en souplesse sur mes soirées de semaines (concrètement être disponible 3 soirs par semaine au lieu de 2)….Ce qui implique tout de même de faire d'inverser mon programme de base (passer par le RER à l'aller), et/ou de faire une à plusieurs journées d'aller-retour par le RER ! 

Un maître-mot pour cela : la motivation :
-En cette saison, le parcours se fera nécessairement «de nuit» le matin (arrivée au RER à 7h au plus tard) : kénophobes s'abstenir (les éclairages de la voirie ne sont pas légion en pleine campagne). De même, rouler dans ces conditions est impensable sans le matériel adéquat : j'utilise une frontale de 1200 lumens (éclairant presqu'aussi bien que des phares automobiles)
-L'aller qui nécessite de se lever (très) tôt (le parcours RER+vélo peut durer jusqu'à 3h !!). 
-Le froid et les intempéries : En ce début d'automne, je dois au minimum porter mes gants spéciaux sinon plutôt mes gants chauffants. Côté pluie, les gouttes ne me font pas peur, c'est jusqu'une route mouillée m'oblige à rouler plus lentement dans les descentes et les virages, ce qui est frustrant voire rageant.

À suivre (d'ici un bon mois de pratique), mes impressions sur cette expérience.

Le vélo et moi


Pour cette semaine de mobilité durable, j'ai décidé de faire une petite série de billets sur mon intérêt pour le vélo. 

Malheureusement, ma charge de travail ne m'a laissé que ce dimanche soir pour peaufiner mes écrits, que je devais d'ailleurs publier tout le long de la semaine. 

Alors je préviens tout de suite, la lecture de ces billets est plutôt à réserver à ceux qui s'intéressent de près ou de loin à la question du vélotaf, pour comprendre comment peut-on aller aussi loin dans cette démarche, même si à priori elle n'est pas adaptée pour nous. Car comme on le dit souvent, qui peut le plus peut le moins !

Petite précision qui a son importance : si la lecture de mes billets vous donne une impression différente, gardez à l'esprit que je ne considère le vélo comme un (formidable) outil. Pas de rapport passionné à la chose, même s'il m'a permis de vivres de grands moments, de me dépasser même. Un peu comme avec mes iDevices ou mes Macs en somme...