mercredi 31 août 2022

Mon terrible syndrome a encore frappé, et ça fait mal…


Lors de sa rencontre avec Sylvain, 15 ans plus tard, Léo disait à ce dernier qu’être pilote de course, comme il l’était, cela voulait tout et rien dire. 


J’ai envie de croire que c’est un peu pareil en tant qu’écrivain·e. Il y a les grands noms du domaine qui sont définis par ce statut avant tout, et il y a une grande majorité de gens pour lesquels ce n’est qu’un hobby, ou en tout cas pas leur source de revenue principale. Bien évidemment je suis plutôt dans la seconde catégorie, mais j’ai envie de croire que mon histoire est assez singulière. Non pas que je sois le seul ainsi, et c’est tout l’objectif de ce billet : trouver mes semblables. 


Car dans cette seconde catégorie, je fais partie d’un sous groupe peu enviable des écrivain·e·s raté·e·s, et même celleux de la pire espèce, les «jaloux·ses». Pour justifier cette dépréciation à mon égard il va me falloir être plus précis encore. 


L’écriture a commencé pour moi comme une activité libératrice, un passe-temps à la fois défoulant, merveilleux, magique. Et puis, au fil des années, cela s’est peu à peu transformé en cauchemar. 


L’univers que j’ai crée est d’une beauté et d’une richesse trop importante pour que je le garde que pour moi. Pourtant, rien ne m’a préparé à assurer la responsabilité de sa diffusion. Je ne suis en rien quelqu’un de débrouillard, mais le fait d’avoir fait des études supérieures («supérieures» dans le sens après le bac, je n’ai pas fait polytechnique ou l’ENA non plus) m’aide à compenser ce désavantage. Mais rien ne peut combler le fait que je ne suis pas du tout, mais alors pas du tout un «littéraire». Je peine énormément à lire régulièrement, et même par extension à m’intéresser à toutes formes d’œuvres de fiction. Et malgré cela je dois moi-même en produire une. 


C’est un problème en soi, mais ce n’est pas ce qui me motive à vous écrire ce soir. Cette responsabilité m’entraine depuis pas mal de temps dans un cercle vicieux dont je prends enfin conscience de l’ampleur. Ayant désormais ce «statut» de personne qui écrit (on est d’accord, à ce stade, écrivain ça fait trop pompeux), je peux me comparer (et comparer mon ébauche d’œuvre) aux auteurices accompli·e·s (et à ce qui existe). Et bien évidemment la comparaison n’est pas flatteuse. Mais là n’est pas le problème, puisque dans 99,999% du temps, j’en suis plutôt fort content puisque le contraire signifierais que je n’aurais pas beaucoup d’œuvres à apprécier, ou tout simplement «consommer». 


Le vrai problème, c’est ce 1/10000ème de pour-cent. Il est très spécifique, mais aussi très cruel. Mais quelque part un peu logique ? Lorsqu’il s’agit d’auteurices ordinaires, qui «comme moi» écrivent par hobby, souvent sans ambitions, mais qui peuvent dans certains cas être publié·e·s, cela me ramène systématiquement au fait que comme elleux, j’ai commencé à écrire un jour, au milieu d’une vie pas du tout dédiée à l’écriture, avec d’autres projets, d’autres priorités, et par forcément depuis un milieu littéraire. Comme elleux, je continue d’écrire, mais que contrairement à elleux, je suis loin, très loin d’être publié, et de plus en plus je me pose la question de si je serais publié un jour. 


Et vous l’aurez compris, cela concerne des personnes qui me sont proches, ce qui m’est d’autant plus cruel : je ne peux pleinement me réjouir de leur succès car cela me ramène à mon échec (que j’espère encore temporaire).  J’aurais aimé être cette personne qui les soutient, qui est leur plus grand fan, mais non seulement j’ai tellement de mal à lire que je ne peux pas les lire, et puis si je pouvais, cela me ramènerait à mes sentiments d’auteur raté et jaloux.


Hier, ce sentiment est passé à un tout autre stade : il a porté sur une œuvre cinématographique grand public. Si j’en ai eu des prémices précédemment sur  des œuvres autres qu’écrites, ce qui m’a un peu étonné sur le moment, il n’a jamais été aussi fort que lors de cet avant-première du Visiteur du Futur, de François Descraques. Une explication toute trouvée et que ce film est l’incarnation même de la Success Story. Une web-série tournée dans une chambre étudiante au film qui abouti à film dont une des nombreuses avant-premières fait salle comble au Grand Rex. Jamais avant cette soirée je n’aurais imaginé souhaiter la même chose pour moi, j’aurais juste aimé que mon œuvre soit lu et appréciée des personnes qui ont pu la lire, même si elles ne connaissent rien de moi. Et je dois me l’avouer, hier, quand j’ai vu cette foule immense, j’aurais vraiment aimée qu’elle soit là pour ma saga plutôt que pour l’œuvre de quelqu’un d’autre.


Je suis malade. J’ai besoin d’aide. C’est à un point que je ne saurais dire si j’ai apprécié le film que je suis venu voir. Bon c’était surtout l’évènement en lui-même qui comptait, être avec ses amies, et d’autres fans de la saga, «rencontrer» l’équipe du film…mais c’est sûr que ce point noir m’a gâché la soirée. Pour dire deux mots sur le film ? Plein de bonne idées, une histoire qui se laisse apprécier même sans connaître l’univers de la série, des clins d’œil très (trop ?) appuyés pour les fans, une œuvre qui a bénéficier d’un bon budget ce qui permet pas mal de choses (mais qui enlève une certaine magie de la web-série initiale comme la saison 4 est une parfaite illustration à mes yeux), un recours à des stars…pas toujours judicieux ? Mais le plus important est là : une œuvre qui joue à fond la carte du fan-service (est l’auteur raté jaloux qui parle en insistant sur ce point ?) !


 Si je me voyais vivre avec ce problème «après tout sans importance» jusqu’à hier, le fait qu’il m’aie gâché ma soirée d’avant-première de ma web-série préféré a été un avertissement : je ne peux plus continuer comme ça. Il est temps de trouver des solutions. Et non, cela ne peut pas consister en finir d’écrire ma saga et d’arriver à un succès similaire. Alors oui ça peut être une solution, mais c’en est une bien mauvaise. Je dois apprendre à ne plus me comparer systématiquement aux autres et savoir me réjouir pour leur succès. Mais comment faire ? J’ai voulu faire des recherches sur le sujet, mais comme souvent sur des sujets aussi importants mais inhabituels, impossible de trouver les bons mots clés pour mon moteur de recherche. Alors si vous vous reconnaissez ne serait-ce qu’un chouïa dans ce témoignage, ou plus probable, si vous connaissez d’autres personnes dans cette situation, faites-le moi savoir, j’aimerais pouvoir échanger avec vous ou avec elleux.

dimanche 8 août 2021

(Pour pièces) Vente Bus MAN Lion City accidenté

 En tant que représentant de ma holding d’AFoL*, spécialisée dans la construction de véhicules d’exception, tant pour la route que pour la compétition, mais aussi d’engin de chantiers, j’ai voulu diversifier nos activités en ayant notre premier véhicule de transport en commun, un créneau peu exploité chez les structures AFoL. 



Cela a pu se faire par l’excellent David Gustafsson, lui même représentant d’une entité tierce, qui propose de nombreuses solutions créatives pour les AFoL. Sa solution orientée premium ne nous a pas fait peur du fait de notre sérieux dans nos activités. Notre implantation en France nécessite d’introduire des adaptations du produit en terme de livrée (en l’occurence adoption de la livrée vert Jade de la RATP). Comme nous nous étions limités à un budget de 1000€, du fait que cette extension s’est fait en parallèle de nos activités habituelles, La solution clé en mains Mochub ne nous était pas accessible. Nous avons fait recours alors à Bricklink, c’est un point important sur lequel je reviendrais.


Notre premier et unique véhicule envisagé pour notre activité nous a été livré progressivement fin 2017 - début 2018. La mise en place a été laborieuse, douloureuse, car de telles adaptations ne faisaient pas partie de nos champs d’activités habituels. Nous y sommes malgré tout fièrement parvenus, et ainsi nous avons pu nous lancer.


 


 C’est alors que j’ai du exceptionnellement recruter un conducteur de bus qui n’est pas habituellement de notre cœur d’activité, qui, un jour, sur un trajet de repositionnement, est tombé dans un ravin. S’il a survécu, notre seul et unique bus n’a pas eu cette chance, et ce n’était que le début de ses ennuis. Sa perte a mis à genou notre holding, car cette investissement était primordial dans notre business plan. Nous n’avions cependant ni les compétences, ni la main d’œuvre disponibles pour le remettre en état. L’épave était destinée à être «plastifiée»**, et éventuellement servir de réserve de pièces pour nos autres véhicules. 








L’arrêt prématurée de l’aventure «transport en commun» nous a laissé un goût amer, nous savions que nous devions y revenir. Tirant les leçons de notre première expérience, nous avons fait le nécessaire pour investir dans du matériel MOCHUB, très satisfait de notre première expérience avec eux. Si l’annonce ne fait l’objet d’une publication qu’aujourd’hui, c’est par rapport à notre plan d’action. Nous avions besoin de récupérer les pièces spécifiques à la livrée RATP pour notre nouvelle commande. En contrepartie cela vous permettra d’avoir non seulement une solution «clé en mains» (il vous suffira de suivre les instructions originales pour le remettre en état), mais en plus d’augmenter substantiellement la part de pièces neuves dans le set final.


Toutefois, devant les opérations frankeinsteinniennes auxquelles nous nous sommes livrés, nous ne pouvons pas vous garantir que le set soit complet. Bien que la mise en vente est estimée à plus de 7700 pièces, nous estimons qu’il doit en manquer entre une dizaine et une vingtaine. Nos équipes vont travailler à évaluer l’état de l’épave et affiner l’inventaire. Nous sommes d’accord que si votre but est obtenir une réserve de pièces pour vos futurs projets, ce n’est pas l’affaire du siècle. Si vous souhaitez relever le défi d’ajouter le meilleur autobus accessible aux AFoL, alors là, c’est (et ça restera après réévaluation), une opportunité à ne pas manquer. 


*Adult Fan of Lego (même si je me doute que vous connaissiez le terme, ça ne fait pas de mal de le rappeler).


°°J’ai failli dire «ferrailler», mais vu qu’il est entièrement fait de plastique…

dimanche 17 janvier 2021

Fin de la première salve de billets !

Même si j’ai quelques billets prêts à être publiés, d’autres sont encore en stade peu avancé de recherche, et je ne veux plus tomber dans le piège dans lequel vous m’avez poussé avec mon billet sur la religion (dont je ne suis vraiment pas satisfait). Je vais donc prendre le temps nécessaire pour les publications suivantes, profitant du fait que vous n’avez (à priori) aucune idée de quels sujets je souhaiterais vous parler. 

La prochaine salve de billet comporte une dizaine d’articles, et j’aimerais bien publier le tout d’un seul bloc. Je ne peux pas publier les articles déjà prêts dans un soucis de cohérence éditoriale (si si, il y en a bien une !), le plus simple est donc de vous annoncer la couleur : plus de mise à jour du blog pour les prochaines semaines. J’aurais peut-être quelque chose à vous proposer le mois prochain mais ce n’est pas sûr.


D’ici là, portez-vous bien !

dimanche 10 janvier 2021

Greenpeace, une ONG trop puissante ?

 Ah euh, pour faire suite à mon précédent article. 2021 c'est aussi un autre anniversaire notable sur le point de l'environnement, puisque ce sont les 50 ans de Greenpeace (les mauvaises langues diront qu'il est là l'anniversaire en terme de catastrophe environnementale).

Jean-Marc Jancovici le dit souvent dans ses cours, en terme de lutte contre le changement climatique, l'enfer est pavé de bonnes intentions. Greenpeace en est la parfaite illustration, comme le démontre habillement Jacques Henry sur cet articule publié sur Contrepoints. 

Petite conclusions personnelle avant de vous laisser à cette lecture. il ne faut pas fustiger Greenpeace pour le plaisir de fustiger l'ennemi de notre environnement, et/ou celui dont on veut en faire notre ennemi. De la même manière que les apostats ou de membres de sectes se rendent compte de l'erreur dans laquelle ils ont vécu, et aussi à l'image de cette citation (3:08 sans doute hors contexte, mais donnons leur le bénéfice afin de ne pas présumer systématiquement qu'ils sont de mauvaise foi), il peut y avoir de l'espoir auprès de tout individu ou organisation. 

En 1971, une rumeur circula à propos d’essais nucléaires souterrains programmés par l’armée américaine dans l’île d’Amchitka, l’une des plus éloignées de l’archipel des Aléoutiennes au sud de l’Alaska. Le milieu hippy de Vancouver, un ramassis d’utilisateurs de LSD et de bien d’autres drogues tendres et moins tendres, d’adeptes des débauches en groupe, des objecteurs de conscience opposés à la conscription venant tant des USA que du Canada, des mystiques, des marginaux vivant dans des cahutes construites dans des arbres et même des Quakers, c’est dire le côté hétéroclite de ce groupe, arrivèrent tout de même à rassembler quelques dollars pour affréter un petit chalutier appelé le Phyllis Cormack temporairement renommé Greenpeace pour aller taquiner l’armée américaine droit sur l’île sus-nommée.

Quelques heures après que le Greenpeace ait quitté Victoria Harbour, John Wayne venait mouiller sur son yacht privé dans le même port. Quand des journalistes lui demandèrent ce qu’il pensait de l’expédition de ces hippies, il répondit :

They are a bunch of commies, Canadians should mind their own business,


(c’est un ramassis de communistes, les Canadiens feraient mieux de s’occuper de leurs propres affaires.)

Quelques heures plus tard on apprit que les garde-côtes américains avaient arraisonné le chalutier déguisé. L’essai nucléaire souterrain eut bien lieu sur l’île d’Amchitka. C’est alors qu’apparut un immense mouvement de protestation à l’échelle mondiale pour soutenir ces audacieux personnages pacifistes opposés aux essais nucléaires de la plus grande armée du monde. Ainsi vit le jour l’organisation Greenpeace qui est maintenant un gigantesque business à l’échelle planétaire et qui touche à tout ce qui peut accélérer la récession et la paupérisation de l’ensemble de la population. Le rêve de ces activistes d’un nouveau genre est de voir tout le monde vivre dans des huttes perchées sur des arbres, fumant des joints de marijuana, s’administrant des trips au LSD et organisant des partouzes de temps en temps pour tuer le temps. Car en effet il n’y aura plus d’essence, plus de pétrole, plus d’électricité, plus d’usines, plus de voitures, plus de médicaments, plus de vaccins, plus d’engrais ni de pesticides, l’homme sera vite revenu à l’âge de pierre.

La suite sur le site de Contrepoints

dimanche 3 janvier 2021

Le nuage de Tchernobyl se serait arrêté aux frontières

Nous sommes en 2021, et comme cette année sera propice à de la désinformation que j'ose qualifier de propagande des personnes se revandicant écologistes mais qui sont surtout défenseur d'une certaine idéologie de la protection de l'environnement, j'ai jugé intéressant de vous proposer cette article de Pierre SCHMITT rédigé en....2006* (oui, pour les 20 ans de Tchernobyl).

Oui 2006 était les 20 ans d'une catasthphe nucléaire majeure. Mais pour ces «écologistes», 2021 sera de même en évoquant Fukushima, bafouant la mémoire des 20000 morts du Tsunami qui l'a provoqué, et tous les dégats associés. C'est comme si on célébrait en 2025 les 20 ans de la chute catastrophique du tourisme hivernal en Asie du Sud-Est  de 2005 occultant les milliers du victime du Tsumani qui en a été la cause.

Trève de bavardage, voici l'article en question, que vous trouverez en intégralité sur le site de Sauvons Le Climat

« Le nuage radioactif en provenance de la centrale accidentée de Tchernobyl et qui a survolé toute l’Europe s’est miraculeusement arrêté aux frontières de l’Hexagone, ainsi la France a été épargnée par son passage ». 

Si on procédait à un sondage auprès des français, très certainement, à 99,9...%, ils répondraient qu’ils ont été dupés et qu’effectivement, lors de l’accident de Tchernobyl, cette phrase a été prononcée par des « responsables », qui leur ont dissimulé la vérité et menti. 

Au premier rang des accusés, en réalité le seul accusé « identifié », le professeur Pierre Pellerin qui en 1986, au moment de l’accident, était le Directeur du Service Central de Protection contre les Rayonnements Ionisants (SCPRI), service dépendant du Ministère de la Santé.
Dans un numéro du Canard Enchaîné daté de mai ou de juin 1986, un « poème » assassin de Rolland Bacri résume, à lui seul, l’image propagée par les médias et répandue dans le public : 

« Pourquoi qui voit rin ? Pourquoi qui dit rin ? Pourquoi qui fait rin ? S’APPELLERIN ». 

Bien évidemment, comme il sera clairement démontré ci-après, ni Pierre Pellerin, ni quiconque au SCPRI n’a prononcé une telle phrase ni même tenté de faire croire à une telle contrevérité, bien au contraire. 

D’entrée soulignons que justice a été rendue à Pierre Pellerin. Pour avoir porté cette accusation de mensonge sur Antenne 2, en 1999, M. Noël Mamère a été condamné pour diffamation en correctionnel le 12/10/2000, ce jugement a été confirmé en appel le 3/10/2001 puis par la cour de cassation le 22/10/2002. 

Que s’est-il donc réellement passé pour qu’une telle certitude, « on nous a menti », soit si ancrée dans tous les esprits ? L’expliquer, revient à conter l’histoire d’une extraordinaire mystification de l’opinion par ceux là même qui accusent le professeur Pierre Pellerin de mensonge. 


Résumons :
Pierre Pellerin a été le premier en France et en Europe, dès le 29 avril 1986, à fournir des informations précises sur l’accident. Le nuage est arrivé par l’extrême Sud Est du pays (Monaco) au soir du 30 avril 1986. Vingt-quatre heures plus tard, le 1er mai à 24 heures, il indiquait sans ambiguïté dans un communiqué (annexe 2) très largement diffusé, notamment aux médias, que le passage du nuage avait concerné l’ensemble du territoire français, ce qui est manifestement l’inverse de ce qu’on l’accuse d’avoir dit. Cette information sera reprise par tous les médias dès le 2 mai (Annexe 4). Les journaux (Le Monde, Libération...) publieront les cartes donnant, jour après jour, les mesures effectuées par le SCPRI, indiquant l’augmentation de la radioactivité de l’air sur l’ensemble du territoire entre le 30 avril et le 5 mai (Annexe 2 pour les cartes du SCPRI et annexe 3 pour celles de l’OCDE). Scientifiquement, le SCPRI a informé au jour le jour, les autorités françaises et les médias des mesures qu’il effectuait ou collectait. Il n’était d’ailleurs pas le seul, le Laboratoire central d’Hygiène Alimentaire, les services vétérinaires départementaux de la Direction Générale de la Consommation, de la Concurrence et de la Répression des Fraudes effectuaient, de leur côté, leurs propres mesures sanitaires. 



La suite se trouve ici

*Rédigé en 2006 par l'auteur, publié sur le site en source en 2010 pour les pinailleurs (et les pinailleuses).

dimanche 27 décembre 2020

Coïncidence ? Je pense bien que oui !

Coïncidence ? Je ne crois pas Je pense bien que oui ! aurait du être mon titre original, mais faute de mise en forme possible dans les titres....

Dans cet article, je vais partir du principe que tous les témoignages (dont le mien), toutes les prémonitions toutes les événements sont sincères et véridiques, et vous allez voir que ce n’est pas si couteux que ça épistémiquement parlant. Je devais également vous faire un parallèle avec l’épisode 8 de la saison 3 de Friends (Celui qui avait pris un coup sur la tête /The One With The Giant Poking Device) mais je ne me souviens plus exactement ce que j’avais en tête en l’imaginant, tellement ce billet a pris du retard. Notez simplement que dans cet épisode, dont le titre original est bien plus parlant pour notre propos, Phoebe refuse d’aller chez le dentiste malgré sa dent douloureuse, clamant qu’à chaque fois qu’elle se rend chez le dentiste, quelqu’un meurt dans son entourage. Alors on va commencer par un exemple personnel qui s’avère tout aussi pertinent et qui a le bon goût d’être récent.

Exemple de coïncidence -normal ?

La scène se passe le 3 décembre dernier. Je fais des recherches pour mon blog, je remonte mes listes de vidéo YouTube. Dans l’une de les listes, j’ai mis par erreur cette vidéo sortie le 9 juillet  :

https://youtu.be/vBkB5v4_THc


Je la regarde le lendemain car je me dis que je n’ai pas du la voir si je l’ai mise ici...


En fait si.


Et quel est le sujet de la vidéo de la chaîne concurrence sortie le 4 décembre ? Je vous le donne en mille.


Tout ceci m’est bien arrivé. Après pourquoi j’utilise des vidéos YouTube comme sources, mais surtout pourquoi je regarde ce genre de vidéos, là c’est un autre sujet (que je me ferais un plaisir de traiter si vous me le demandez poliment). Mais revenons à ce qui m’est arrivé : une telle coïncidence, comment est-ce possible ? 


Exemple de prémonition - pouvoir ?


Les prémonitions sont pour moi la plus belle manière d’illustrer mais aussi d’expliquer ce que l’on pourrait appeler d’étranges coïncidences. De nombreuses personnes témoignent avoir rêvé d’un proche avant d’apprendre que celui-ci venait de décéder. Étonnant, non ? Pas tant que ça ! 


Tout d’abord, rien ne permet d’exclure que nous sommes sensibles à certains indices inconscients sur l’état de santé des personnes avec lesquelles nous sommes en relation. Mais de plus, dans le cadre des rêves, notre cerveau consolide les nombreuses informations rencontrées dans la journée et réorganise aussi la mémoire à long terme. Ceci est propice à un brassage qui est cohérent avec la teneur des rêves en général Mais surtout il est possible que notre cerveau cherche du sens dans cette montagne d’information et cherche à élaborer des hypothèses sur ce qui pourrait se passer. On pourrait trouver là des éléments pouvant expliquer la teneur de ces rêves.  


https://www.pourlascience.fr/sd/neurosciences/notre-inconscient-controle-nos-comportements-7786.php

https://www.passeportsante.net/fr/psychologie/Fiche.aspx?doc=reve-premonitoire

https://www.pressesante.com/les-reves-premonitoires-coincidence/


Mais l’élément le plus important, c’est le nombre de «prédictions». Comme évoqué dans l’une de mes sources, nous faisons près de 22000 rêves dans une vie, à raison d’un rêve par nuit de 15 à 75 ans. Si la probabilité de rêve d’un événement «significatif» la veille de sa survenue (à titre personnel comme je l’évoque ici, mais aussi à titre historique, comme dans l’article cité), est peut-être faible, mais vous n’êtes pas seuls au monde…

À quelques millions, dizaines de millions, voire plus en fonction de l’échelle considérée…


Mais en quoi est-ce important ? Vous l’avez peut-être compris intuitivement, mais le fait de considérer un nombre important de personne rend quasi-certain la réalisation de ces rêves prémonitoires. Certes, il est impossible de prévoir à l’avance qui va faire la prémonition et à quel sujet, mais on peut être certain que si l’on interroge une population suffisamment importante, un certain nombre de personnes va rapporter des rêves prémonitoires. Cela tient de la loi des grands nombres. Si la définition Wikipedia peut sembler un peu rugueuse à certaines et certains d’entre vous, en voici une courte illustration bien sympathique !


Ah, et parmi pléthore d’illustrations, c’est sur ce principe que s’appuie le système d’assurances.

Donc de base une population importante garantie la survenu de rêves prémonitoires. Normand Baillargeon a même fait un calcul conservateur pour un exemple similaire : quelle est la probabilité de penser à une personne cinq minutes avant d’apprendre son décès ? La réponse est de 3 sur 10 000. Loi des grands nombres oblige, cela garantie largement plus d’une «prémonition» par jour dans un pays de 50 millions d’habitants. 


Cas particuliers :

Pour ce chapitre, j’aimerais évoquer deux exemples extrêmes. Prenons le célébrissime exemple du livre Futility, de Morgan Robertson. Oui, ce roman décrit le naufrage d’un navire réputé insubmersible, après avoir heurté un Iceberg une nuit d’avril…14 ans avant le naufrage du Titanic. Considérer cela comme une étrange coïncidence est un peu court. C’est notamment ignorer le contexte de l’époque, qui voyait l’arrivée de navires de plus en plus imposants et tout ce que cela peut susciter entre l’admiration et les inquiétudes vis-à-vis de l’inconnu. La compétition entre les compagnies, et les préoccupations naissantes avec l’arrivée de telles capacités de transport…Bref en prenant en compte tout cela, non seulement le Titanic mais aussi et surtout ses prédécesseurs ont fait couler beaucoup d’encre (non, je ne ferais pas de blague là-dessus….), mais il était limite inévitable que dans le lot se glissent des histoires de naufrages dramatiques (j’insiste sur le dramatique car aujourd’hui on ne prête pas attention aux avions qui s’écrasent sans faire de victimes - bim nouveau lien avec mon intro - et bah j’imagine que c’était pareil à l’époque vis à vis de ces nouveaux navires). 


Pour le deuxième exemple, pas le courage de tout détailler, voici un «échantillon» présenté par Thomas Gekko : TOP 10 des plus grosses Coïncidences


«Mais comment est-ce possible ?» Me direz vous. C’est une «simple» généralisation de la loi des grands nombres aux liens que l’on peut créer entre différents événements. Vous n’imaginez pas le nombre de choses qui se passent dans la communauté humaine, des plus insignifiantes aux plus importants, le nombre des paramètres qui permettent de les décrire mais aussi tout ce qu’on peut y associer. Il me parait de fait inévitable que de telles coïncidences finissent par surgir, et je suis sûr que malgré l’étonnement et la fascination que cela peut susciter, la plupart d’entre elles passent inaperçues…


Mon propre journal 


 Qu’est-ce qui me permet de dire ça ? Le fait de tenir un journal ! L’idée m’est venue en voulant débunker les propos d’une personne de mon entourage qui attribuait des événements qui lui étaient favorables à sa foi et pratique religieuse. Cette histoire est surement fausse, car je n’arrive pas à me souvenir de qui il pourrait s’agir et il se peut que ce souvenir soit une déformation très étiré de ce qui a pu se passer lorsque je me suis décidé à me lancer, mais ce qui est sûr, c’est tout ce que j’ai noté depuis, puisque je le faisais dans les minutes (pire des cas dans l’heure) après la survenu des dits évènements (pas de risque de déformation par un mauvais souvenir donc). 


Je vais vous donner des exemples de coïncidences insolites qui me sont arrivées depuis que je prend la peine de les relever et de les noter. Je ne sais pas trop comment aborder ce point précis. Dois-je tendre vers l’exhaustivité ? Dois-je simplement illustrer mon propos ? Il est clair dans mon approche j’ai très vite perdu de vue l’idée de leur publicité (ce qui était pourtant mon objectif premier….), car pas mal de coïncidences risquent de ne vraiment pas parler à grand monde. d’autres impliquent directement différentes personnes de mon entourage, d’une manière un peu trop privée pour que je la partage à de parfaits inconnu·e·s. Mais je veux bien donner un indice sur l’une d’elles*. Gardez à l’esprit que je si je me suis *parfois* efforcé par moment de mettre des détails pour les situer dans le temps et dans l’espace, elles restent quasiment toutes sont invérifiables. J’insiste par le parfois car je suis désagréablement surpris voir franchement en colère contre moi-même du manque de détails de certains, au point de les rendre quasi-inexploitables (comme le cas de mon rêve qui s’approche le plus de ce que l’on pourrait qualifier de rêve prémonitoire). Il faut dire que j’ai très vite éprouvé une certaine lassitude à tout noter, plein d’évènements sont ainsi passés à la trappe car je ne me sentais pas assez motivé pour faire l’effort de sortir de quoi noter ce qui s’est passé et prendre le temps de le détailler par écrit. «J’ai suffisamment d’éléments maintenant [plus besoin d’en rajouter]».


Voici donc quelques premiers exemple pour commencer. Je pense en publier davantage, peut-être dans des billets dédiés. Cela serait particulièrement intéressant pour celles qui nécessitent quelques explications ou tout simplement une mise en contexte. 


La toute première : deux trains de voyageurs...Da Vinci Code en audio (05/07/10 22h09)

Je suis dans un train régional, j'écoute Da Vinci Code en audio. Lorsque le narrateur lit "deux trains de voyageurs"...Un corail nous croise à ce moment.

Petit commentaire : j’aurais du au moins noter le numéro de train pour avoir plus d’éléments pour situer l’évènement…Bon on me le pardonnera de ne pas avoir anticiper cela si je fais attention à l’avenir ?



17/12/2011 21h43 : À fond dans l’analyse.

Je viens de finir de manger, je m'écoute "Lecture d'un soir" sur France Culture, en podcast (2ème épisode du texte de Georges Perec). L’auteur parle d'analyste. Comme je me souviens sur le présent du sujet, j'ouvre le Dashboard pour lire le nom du livre [lu par Georges Perec] via mon Widget iTunes sur mon Mac. Or sur mon Dashboard à l’époque (réponse en paix, Dashboard), j’avais un autre Widget, Illusion of the Day et l’illusion d’optique du jour, "Trippy Beans Wallpaper, représente un analyste en séance et son patient !


11/02/11 22h04 : Plus lourde qu’elle en a l’air.

TGV 2470 en direction de Paris Est, voiture 16, quelque part dans un coin paumé sans réseau. Une dame (plutôt de silhouette élancée, cette précision a son importance...) se pointe dans l'intercirculation, et se laisse tomber lourdement sur le strapontin qui nous fait face. À ce moment précis, la voiture "tressaute".


Autoréférence ? (Début mai 2011)

Alors que je suis au jardin du Luxembourg pour notre rendez-vous, je commence la lecture du mail que je viens juste de recevoir de Carfree, celui-ci évoque une manif qui a eu lieu...au jardin du Luxembourg.

Petit commentaire : il n’est pas impossible qu’il s’agisse de cet article. Quant à ma présence en ces lieux, je crois me souvenirs que c’était pour travailler sur un projet dans le cadre d’un festival de médiation scientifique (plus de détails disponibles si besoin).


On va s’arrêter là pour la première vague d’exemples. Les suivants que j’ai sélectionnés auraient tout à gagner d’une mise en contexte plus riche, ou peut-être que je risque d’en faire trop aussi. Mais si l’idée de partage de coïncidence prend, je n’hésiterais pas à enrichir ma base publique ! Vous pouvez commencer à partager vos expériences en commentaire dans un premier temps, mais toute suggestion ou initiative pour quelque chose de plus riche, d’une meilleure visibilité… est bien entendue la bienvenue !


dimanche 20 décembre 2020

Pour mettre fin aux cadeaux surprises ratés

La publication de cette article risque d’être un peu tardive (pour cette année du moins), mais mieux vaut tard que jamais…


Je ne vous apprends rien sur la tradition des cadeaux de Noël, cadeaux faits aux autres voire à soi-même. Une des raisons pour lesquelles j’ai retardé la publication de cet article (outre le fait que j’ai complètement oublié de le rédiger …) est ma volonté de développer ma perspective de childfree sur les cadeaux que l’on se fait (ou que l’on peut faire aux autres). Finalement ce sera le sujet d’un prochain article.


On peut penser ce que l’on veut de ces occasions de cadeaux, elles existent.  Si l’on choisit d’y répondre, plusieurs stratégies existent, mais je tiens à marquer mon opposition au cadeau surprises. Du moins à souligner ses limites. Il est souvent plus difficile que l’on peut imaginer de deviner ce qui pourrait faire plaisir à une personne. Moins la personne est proche, plus cela nécessite une enquête qui peut être poussée voire intrusive, ce qui met rapidement à mal l’idée de la surprise. Et je ne pense pas prendre trop de risque en affirmant que les reventes de cadeaux à l’issue des fêtes sont en bonne partie des surprises ratées (il doit y avoir quelques doublons dans le lot mais pas tant que ça). Je pense que le seul cadeau surprise qui peut fonctionner et celui-ci faisant suite à l’énonciation claire du souhait sans attente particulière. Très difficile à exploiter vu la spontanéité que cela nécessite. 


En tant que potentiel bénéficiaire d’un cadeau, on pourrait avoir tendance malgré tout à favoriser la surprise à cause du tabou autour des cadeaux. J’ai même l’impression que d’une part on n’ose pas imposer le choix du cadeau, car ce serait une exigence de plus sur celle de consentir à investir (du temps, de l’argent) à un cadeau. Il est vrai qu’il est plus facile de faire un cadeau qui nous parle un minimum, et c’est l’erreur dans laquelle on tombe facilement dans l’anticipation des attentes du bénéficiaire. C’est pour cela que j’aimerais mettre en avant deux outils pour contourner ces difficultés.


Le premier, c’est la liste de cadeaux «publique». En tant que client Amazon (je sais que je mérite ma place en enfer pour ce fait), je trouve cette liste vachement pratique. J’étais à deux doigts de vanter le principe des listes de courses et leur brillante intégration dans le site mais je me suis rendu compte que ce serait hors sujet. Toujours est-il que ce qu’il faut retenir ici, c’est que cette (ces ?) listes sont facilement partageables. Reste que la personne ayant établi cette liste doit la partager ou la publier quelque part pour qu’elle soit accessible. En tout cas je n’ai pas réussi à faire fonctionner  la recherche de listes partagées/publiques. L’autre problème évidemment, c’est que cette fonction n’est plus ou moins réservée qu’aux utilisateurs d’Amazon, ce qui pourraient ne pas plaire à certaines et certains d’entre vous. 


Il existe au moins un site qui propose de faire cela, https://www.liste-cadeaux.com (je n’ai aucun intérêt sur ce site, direct suite à un contact de leur part, ou indirect comme on le verra plus tard). L’avantage de ce site, c’est son nom. Il est aussi simple d’utilisation. L’inconvénient, c’est la prolifération de pubs qui peut rebuter en plus de ne pas inspirer confiance. Mais ce n’est pas le seul ! En tout cas j’ai décidé de donner de ma personne en y créant ma liste pour vous montrer sa mise en pratique (en même temps ça prend deux minutes à tester…pour autant que l’on fasse confiance au site). Pour être sûr de vous prouver que je n’ai aucun intérêt dans cette liste, j’y ai mis des items qu’il est impossible de se procurer à ma connaissance à l’heure où j’écris ces lignes :

https://www.liste-cadeaux.com/listes/modification/Pour-mes-lecteurices-et-les-autres


Le deuxième maintenant. L’un des aspects que je souhaitais illustrer avec cette liste particulière, c’est qu’il est fort possible que ces items (ou une partie de ces items, si l’on prône la bonne fois de l’auteurice de la liste) représentent un certain budget. J’espère bien l’illustrer pour cette liste qui devrait représenter ce à quoi peut ressembler une vrai liste plus complète, et j’imagine que c’est d’autant plus vrai pour les listes de mariages par exemple. Si cela peut représente une somme trop importante pour une personne, ce n’est pas forcément le cas pour un plusieurs ! 


Vous voyez où je veux en venir, ou pas ! Oui je pense aux cagnottes en ligne (le principe de cagnottes n’a pas besoin d’une gestion en ligne mais c’est tellement plus pratique ainsi….). Si j’évoque les cagnottes en lignes, c’est certes pour vous faire entrevoir l’impressionnante synergie qu’elle pourrait produire avec les listes de cadeaux, mais surtout parce que j’aimerais que l’on pense aux listes aussi facilement qu’on pense aux cagnottes en ligne aujourd’hui. Qu’un liste-cadeaux ou mesenvies.fr soit aussi connu par les gens qu’un leetchi ou un potcommun.fr



Revenons un instant sur mon point en début d’article. Je disais ne pas être fan des cadeaux surprise. En fait c’est faux ! Je serais vraiment agréablement surpris et comblé de me faire offrir un cadeau de ma liste, d’une part car cette liste est inconditionnelle (ce n’est pas une liste de cadeaux de Noël ou même d’anniversaire),  d’autre part, parce cette liste contenant plusieurs items, je ne sais pas lequel de ces items je me verrais offrir si cela devrait être le cas. Je pourrais même me voir offrir plusieurs item de cette liste (voire la totalité ?) ce qui serait encore plus surprenant ! Mon souhait est que ce soit à court terme le cas pour tout le monde. Bref, ne jouons plus les devins, incitons les gens de notre entourage à créer et publier ce genre de liste, tout le monde sera gagnant, même l’économie (ce qui n’est pas du luxe par les temps qui courent) !